Cette fois, le voyage touche a sa fin... Dans un peu plus d'une semaine je monterai a nouveau dans l'avion et un peu pls de 24h plus tard, je devrais etre de retour en France! Je vais essayer de maintenir ce blog a peu pres a jour jusqu'a la fin de mon aventura quiteña y ecuatoriana. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné, así que... Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions …

Thursday, June 14, 2007

Galápagos pictures

Comme je ne me sens toujours pas l'ame d'une Darwin et je ne me motive pas pour écrire, voila quelques unes des meilleures photos des Islas, commentées...

Première journée de voyage: quelques heures d'avion et me voila a l'aéroport de Baltra, puis dans le principal centro poblado de l'archipel, Puerto Ayora.

Et deja, direction la plage de sable blanc de Tortuga Bay...



... et soleil couchant au milieu des cactus et des mangroves. Ca y est, je réalise enfin ou je suis arrivée!


Deuxième jour a Ayora, on part (un peu tard!) vers las Grietas, où l'eau de mer et les eaux de pluie viennent se mélanger dans les failles un peu a pic... ca donne ca, et évidemment il n'y a que des Equatoriens pour sauter!


Le chemin passe par des "minas de sal" ressemblant fort a des marais salants, mais dont la surface devient rouge quand la luminosité diminue...


Troisieme jour ici, et premier jour de croisiere... enfin presque. Journée un peu galère, beaucoup d'attente a l'aeroport et probleme de bateau.


Mais on finit tout de meme par trouver quelques tortues dans la réserve au nord de l'ile de Santa Cruz.

Alors en résumé, une vieille tortue terrestre d'un bon siecle ca ne fait pas grand chose a part manger, se rafraichir en dormant dans une mare... et poser pour les photos!


On continue en se marchant dans des tunnels de lave, des formations souterraines datant de la création des iles, creusées par les coulées de lave qui passaient par la.



Petite escale a Puerto Ayora avant d'embarquer pour la premiere nuit sur le bateau.




Réveil dans la baie de l'ile de Santiago, puis on part pour une petite caminata sur l'ile ou les pingouins nous attendent!


Paysages impressionants, une immense étendue de lave jeune et d'un noir profond, qui contraste avec la terre orangée des volcans des highlands.


Pas grand chose ne vit dans cette zone, mais les otaries, les pingouins et les iguanas marinas viennent se réchauffer sous ce soleil de plomb.



Premier snorkelling, une otarie nous trouve décidément tres droles avec nos masques et nos tubas et vient jouer autour de nous.

L'apres midi, apres une nouvelle escapade vers les récifs sous marins, on monte au sommet de la toute petite ile de Bartolomé, avec vue imprenable sur Santiago et une bonne partie de l'archipel.


Avant de remonter sur le bateau, petite visite aux pinguoins qui sechent leurs ailes au soleil couchant avant de rentrer dormir dans les petites grottes.



Petite vue de Bartolomé, no comment!



Trosieme jour, sur l'ile de genovesa au nord de l'archipel, jusqu'ou aucun mammifere terrestre n'est venu (a part nous, of course!). Donc, juste des oiseaux, des oiseaux et encore des oiseaux!

Beaucoup de fragatas, dont c'est la période de reproduction: le male gonfle son enorme poche rouge et bat des ailes pour attirer ces dames, une fois qu'il a trouvé un endroit qu'il trouve adapté pour l'education des futurs enfants!


Fou a pattes rouges,


Fou masqué et son bébé en coton...

et le garde-barrière local!



L'apres-midi, snorkelling au milieu des requins dont on nous a assuré qu'ils etaient végétariens (ben voyons!), et promenade de l'autre coté de l'ile au milieu des otaries et des oiseaux.


Retour au bateau, le zodiac est entouré de raies et d'autres gros poissons... hé oui, on se baignait la il y a quelques heures, et celui la n'est pas végétarien!


Tuesday, June 12, 2007

Últimas noticias de Quito

En attendant le récit des Galápagos, quelques nouvelles depuis Quito, ou je suis revenue depuis une semaine déjà ...

Mon stage se termine, même s’il me reste les formalités administratives a régler, et que mon rapport de stage, lui, se commence a peine… quant au mémoire, no comment.
Donc, vient le temps de se poser la question avec laquelle certains d’entre vous me harcèlent depuis plusieurs mois déjà… quand vais-je rentrer en France ?

A l’origine prévu pour le 20 juin, je voulais repousser mon retour au mois d’août afin d’avoir du temps pour continuer de profiter un peu de l’Equateur, et de descendre au sud découvrir un peu du Pérou et de la Bolivie.
Mais ma compagnie aérienne a décidé d’arrêter ses vols vers Quito précisément cet été, et il devient trop compliqué et trop coûteux de changer mon billet… donc, après beaucoup d’hésitations, de changements d’avis et de remises en questions qui n’auront finalement servi a rien (sorry pour ceux qui ont du les supporter au quotidien ici ;-), me voila revenue a la case départ… et de retour en France le 21 juin !

Finalement, maintenant que ma décision est prise et mon vol confirmé, je crois que j’ai même envie de rentrer… Bon, ça ne veut pas dire que je n’aie pas aussi envie de rester par ici…
Evidemment, il reste encore plein d’endroits que je ne connais pas et que j’aurais aimé découvrir, mais j’ai l’impression d’avoir déjà pas mal voyagé en Equateur et un peu autour, je suis consciente que je ne pourrai pas tout faire cette fois-ci, et surtout je crois que le voyage chevere que je viens de faire aux Galápagos est une très belle façon de clôturer mon aventure équatorienne qui dure depuis près de dix mois maintenant…

Mais le chapitre nostalgique et le bilan de ce voyage seront pour une autre fois, parce que ce n’est pas complètement terminé : il me reste une semaine para disfrutar et bouger encore un peu, parce que Quito est devenue moins drôle depuis que tout le monde a déserté…

Hasta pronto en Francia…
Tiphaine

Wednesday, May 23, 2007

Depuis le temps...

D’accord, j’ai complètement abandonné ce blog depuis quelques mois… mon dernier post date du retour de Colombie, des vacances magnifiques que j’avais promis de raconter mais je n’ai pas encore trouvé le temps ni la motivation… il faudra se contenter des photos !




Après ça, ma colloc’ Solène et quelques-uns des amis d’ici sont rentrés en Europe ou ont continué leur parcours en Amérique Latine… et moi, j’ai continué la découverte de l’Equateur avec un long week-end au fin fond de l’Amazonie, dans la réserve de Cuyabeno. Dépaysement total, magnifique coucher de soleil sur une lagune au milieu de la jungle et plein d’animaux tout droit sortis d’un livre de contes : petits singes et singes minuscules, caïman, petit boa tout jaune, piranhas, paresseux, dauphins d’eau douce, de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes, tarentules incluses ! Hé oui, j’ai fait une thérapie intensive et j’arrive même a les regarder dans les yeux… tout pendant qu’elles restent loin de moi et que je n’en trouve pas une en ouvrant un sac, la cohabitation est devenue possible… mais juste en Amazonie, évidemment !

Malheureusement, il vous faudra imaginer a quoi ressemblent toutes ces petites bébêtes et ces paysages carrément exotiques parce ces photos font partie de celles que je n’ai plus…

En effet, un cambriolage dans mon appart à Quito a fait disparaître mon ordi… et avec lui, pas mal de document et de souvenirs. Et aussi la confiance que j’avais dans mes proprio, j’ai donc déménagé très rapidement avec une nouvelle colloc’ équatorienne, Joana. Mais je refuse de laisser les mésaventures qui me sont arrivées à Quito gâcher mon voyage, alors je vais plutôt continuer sur les meilleurs souvenirs de ce joli pays plein de surprises !

Dont l’avantage est, j’en ai déjà parlé, qu’en quelques heures on peut avoir l’impression de se retrouver a des milliers de kilomètres… ce qui permet de bien varier les week-ends, entre playa et sierra.

A Canoa, un agréable petit village de pêcheurs pas encore trop envahi par les surfeurs et les touristes, l’ambiance était à la sieste dans le hamac de notre petit hôtel avec vue, et baignade dans les vagues du Pacifique. Le lendemain on s’est dirigés vers Bahía de Caráquez, une station balnéaire pour riches équatoriens où il faisait bien trop chaud pour faire quoi que ce soit d’autre que… rien, se baigner au coucher su soleil et boire des jus de fruits de la passion ! Heureusement, les bons citoyens équatoriens n’ont pas été aussi fainéants que nous ce jour la, et ils se sont déplacés jusqu’aux bureaux de vote pour approuver le projet du Président Correa d’élire une nouvelle assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays. Affaire à suivre, même si pour moi ça sera de loin vu le rythme auquel avance le processus.

Une semaine après, un peu plus haut et quelques degrés en moins, on se retrouve près de la frontière colombienne dans la ville de Tulcán, puis au milieu de la réserve de El Ángel, un lieu assez peu connu qui renferme pourtant une flore impressionnante : les « frailejones », une plante qui ne pousse qu’ici et a quelques rares autres endroits en Amérique du Sud… je vous laisse apprécier en images…


Les superbes paysages que nous découvrons, entre les lagunes et les champs de frailejones en formation militaire, valent bien la bonne dizaine de kilomètres a pied que l’on parcourt dans la journée et a travers le páramo… mais heureusement dans ce pays, on trouve toujours une camionnette pour rentrer au village !



Le week-end suivant, on choisit de changer encore d’environnement ! Je vais pour la seconde fois à Mindo, un petit village au nord de Quito dont la végétation ressemble déjà presque a l’Amazonie, et qui attire de nombreux touristes nationaux et étrangers. Une petite rando entre les cascades, et le soir une nouvelle découverte en Equateur : les combats de coqs !



Evidemment, c’est cruel et violent pour nos yeux de petits occidentaux… mais ici c’est un spectacle familial, pas aussi glauque que ce a quoi je m’attendais. On y vient en famille, avec les enfants, on mange des empanadas de queso et les hommes parient quelques dollars avant d’encourager leurs champions a plumes. On a eu la chance de tout voir en détails depuis la préparation des combattants, à qui on coupe gentiment un doigt de pied version coq pour le remplacer par un pic en métal censé aller se planter dans le corps de l’adversaire. Mais un coq c’est pas si intelligent, une fois sur deux il s’abîme les pattes lui-même au passage.
Le tournoi dure jusque très tard dans la nuit, on n’a donc pas attendu jusqu’aux combats avec mise a mort… mais pour une première fois c’était suffisant, et je n’oserai plus crier sur un coq qui se met a chanter un peu trop tôt le matin !



Le lendemain, rando et petite baignade dans une rivière de montagne… on avait même prévu de pêcher, mais la pluie nous fait rentrer à Quito un peu plus tôt que prévu…

Le premier mai, férié par ici aussi, j’accomplis enfin un des devoirs touristiques du bon visiteur de la ville de Quito : le téléphérique, une installation toute récente qui permet de monter jusqu'à plus de 4000m aux pieds du volcan Pichincha, qui domine la ville a l’ouest. La vue sur Quito est impressionnante, et on se rend compte à quel point on ne connaît que très peu de cette immense agglomération qui s’étend entre deux chaînes de montagnes, et dont on ne voit la fin ni au nord, ni au sud.
Pour redescendre, on joue les aventuriers du dimanche et on trouve un petit chemin qui nous mène a travers le páramo jusqu’au centre historique, ou on passe la fin de la journée.

Pour moi, la semaine se poursuit avec des visites pour le boulot dans la province du Chimborazo, une des plus hautes mais aussi des plus pauvres du pays. Pour le week-end, Camille me rejoint à Riobamba et, après un samedi passé à se promener dans des villages alentours, on réussit enfin à monter a bord du fameux train de la Nariz del Diablo le dimanche matin. Ce train de montagne, avec précipice a coté, passe par de magnifiques endroits au cœur de la sierra équatorienne, et quand il ne peut pas faire demi-tour il descend en marche arrière ! Malheureusement les nuages se sont levés encore plus tôt que nous, et je ne trouve pas le parcours à la hauteur de la légende…. Mais très jolie journée quand même, du moins jusqu'à ce que l’on trouve de nouveau un cyber café dans la petite ville d’Alausí, en ce second dimanche électoral… et là, ce ne sont plus les nuages qui planent au dessus de l’Equateur qui m’effraient…



Week-end suivant : retour a la plage ! De nouveau dans un village que je connais déjà, Puerto López, mais cette fois je suis avec des fans de plongée et le soleil brille toute la journée… nous voila donc trois chicas sur un petit bateau loué rien que pour nous, avec masque et tuba, a mettre la tête dans l’aquarium ! Plein de poissons colorés et des eaux relativement claires, je flashe sur un gros poisson rectangle violet, orange et blanc et ma première petite plongée me donne envie de renouveler l’expérience…
Sur le bateau nous attend un ceviche de pescado tout frais : poisson mariné au citron et tomates, concombre, oignons, poivron… excellent ! Et la journée se poursuit entre l’océan et la plage…




J’en arrive a mon dernier week-end en date, et le dernier de Camille en Equateur… donc, ce sera shopping a Otavalo, une petite ville près de Quito réputée pour son marché artisanal, le plus grand du pays et l’un des plus importants de toute l’Amérique Latine. C’est en effet immense, il y a du monde et tout un tas de choses a vendre partout, et on passe la journée a tout négocier… les Indiens Otavalo sont connus pour être de redoutables commerçants ! Epuisant, le shopping ! Mais après un passage a Cotacachí le lendemain, un village qui s’est un jour spécialisé dans la production de vêtements et objets en cuir, on rentre a Quito avec de quoi remplir les valises du retour.

Voila, j’ai essayé de raconter rapidement les deux derniers mois ici, histoire de ne pas tout oublier moi non plus…
Mon stage à Quito prend fin cette semaine, même si je vais essayer de revenir un peu au bureau histoire de rédiger mon rapport de stage. Donc je pense rester en Equateur encore un mois, avant de voyager un peu dans d’autres pays… je vous tiendrai au courant de mes projets quand tout ça sera un peu plus clair, promis !


En attendant, les plans pour la semaine prochaine sont un peu plus précis : des que possible, je m’envole pour quelques jours aux îles Galápagos…
Je vous laisse méditer sur ce nom magique et cette fois, promis, je vous raconterai !






Wednesday, March 28, 2007

Back from Colombia...

Coucou,
Je poste juste un petit mot pour rassurer tout le monde... je suis bien rentrée de mes vacances en Colombie, aucun problème, le voyage a été absolument génial et ce pays est magnifique.
Je me motive dès que possible pour vous raconter tout ça, en attendant il y a déjà pas mal de photos sur mon espace perso accessible par MSN... pour faire patienter un peu et tenter ceux que la Colombia intéresse!!

Friday, March 16, 2007

Plates excuses… mais le meilleur reste à venir!

Je l’admets, je n’ai pas battu des records d’assiduité sur blog ces dernières semaines… Désolée, mais c’est en partie parce que je ne suis pas beaucoup sortie de Quito.

Quoique, il me reste à raconter un carnaval mémorable à Ambato, théoriquement la seule ville de ce pays où il est interdit de s’addonner au jeu de la bataille d’eau géante pendant 4 jours.

En effet, Carnaval en Equateur, même si c’est loin d’être Rio, c’est toute une institution… En plus du week-end, le lundi 19 et mardi 20 février étaient fériés, donc week-end de 4 jours où tous les Equatoriens qui le peuvent se ruent vers les plages… Et pour ceux qui restent dans les villes, les bombes à eau jetées depuis les toits et autres seaux d’eau balancés depuis les camionettes sur les pauvres passants constituent l’activité principale, pour ne pas dire unique.

Sauf à Ambato, donc, où c’est interdit. La ville est réputée pour son magnifique festival des fruits et des fleurs, qui se résume finalement à un défilé le dimanche matin. Qu’on a loupé, évidemment. On est arrivés, avec Solène et Wil, après la fin du défilé et on a vu la ville après la bataille, les rues pleines d’ordures et pas une seule fleur à l’horizon.



Et à Ambato ils ne balancent pas d’eau, mais ils ont trouvé un substitut : une sorte de mousse à raser colorée et parfumée aussi agréablement que les désodorisants des toilettes, qui tâche les fringues et pique quand on la reçoit dans les yeux ! Evidemment, avec Solène qui ne ressemble pas plus que moi a une locale, et dans une ville désertée par tous ceux qui ne sont pas Equatoriens, on a passé l’après-midi et une partie de la nuit recouvertes de mousse ! So fun !



Tout ça c’est bien marrant 5 minutes, mais il n’y a pas grand chose à faire à Ambato… à part un musée aussi surprenant que pluridisciplinaire, où les céramiques précolombiennes cotoient les foetus humains dans du formol, et les costumes traditionnels, les animaux ratés du style veau a deux têtes ou cochon d’inde sans pattes ! Beaucoup plus drôle que ça en a l’air, pour une fois le Routard n’avait pas tort. On a tout de même abandonné la ville le lundi matin, enfin plutôt lundi midi après une nuit de fiesta à l’Equatorienne dans la rue…

Direction Latacunga puis Zumbahua puis le lendemain, la Laguna de Quilotoa… pour la seconde fois en moins d’un mois pour moi !


Mais avec Solène cette fois, et pour un peu plus longtemps : on a fait le tour du cratère par les crètes, soit 5 bonnes heures de marche à monter, redescendre, et remonter, et redescendre… parfois même un peu trop, il y a quand même 1000m de dénivelé entre le haut du cratère et la lagune elle-même !

Le tout à près de 4000m d’altitude… probablement ma rando la plus épuisante en ce beau pays, mais aussi une des plus mémorables !



Après ça, ont suivi plusieurs week-ends à Quito, entre amis qui s’en vont et nouveaux qui arrivent…


Toujours pas visité de musées à Quito, quelle honte, mais j’ai au moins fait le grandiose vivarium aux serpents (!) et la Basílica dans le centre historique, parfait pour un petit dimanche aprem tranquille !


Tout de même, dernière sortie en date : de nouveau le volcan Cotopaxi ce dimanche 11 mars, toujours pas jusqu’en haut mais jusqu’au refuge à 4 800m. La bonne nouvelle, c’est que j’ai du m’habituer un peu à l’altitude et à la marche en montagne parce que tout ça m’a paru beaucoup moins difficile qu’il y a 6 mois.
Bon, on n'a pas vu grand-chose du volcan qui est resté couvert... mais on a tout de même passé une très bonne après-midi loin de Quito!



Bon, je n’avais pas prévu de raconter tout ça maintenant mais c’est en partie fait… seulement je n’ai pas les photos, il faudra attendre un peu !

Enfin, attendre une bonne dizaine de jours parce que pour l’instant… je pars en vacances !


Demain samedi, aeropuerto à 5h du matin avec Solène et direction… la Colombie, pour une dizaine de jours. Je n’avais pas pensé visiter ce pays avant d’arriver ici, mais tout ce que j’en ai entendu de ceux qui connaissent, et le décrivent comme l’un des plus beaux d’Amérique Latine, n’a fait que me donner envie !


Et comme Solène était aussi bien motivée, nous voilà parties pour un petit trip colombien qui devrait nous faire découvrir Bogotá, Medellín et Cartagena et la côte Caraïbe !!!

Alors promis, des nouvelles et des photos à notre retour, prévu le 28 mars.
En attendant don’t worry, et bonnes vacances aussi à ceux qui sont en France ! !

Monday, February 05, 2007

Deux petits week-ends dans les Andes...

Dimanche 28 janvier : la Laguna de Quilotoa

Le week-end dernier, j’abandonne Quito en compagnie de Camille, direction Latacunga à 2h au sud, pour rejoindre ensuite la Lagune de Quilotoa, perdue dans la Sierra mais pourtant bien touristique et mentionnée dans tous les guides comme un lieu à ne pas manquer en Equateur.

On arrive à Latacunga à l’heure de l’almuerzo, la ville est très agitée en ce grand jour de marché et les places grouillent de monde. Comme on recherche plutôt un endroit calme et qu’il n’y a pas grand-chose à voir, on ne s’attarde pas et c’est reparti pour 3h30 de bus, direction le petit village de Chugchillán.

Il paraît que la route est magnifique, elle l’a en effet été pendant une demi-heure mais on est ensuite entrés dans un gros nuage qui ne nous a pas quitté jusqu’à la nuit. Ce qu’on a vu était franchement très chouette, la route se fraie un chemin entre les montagnes en patchworks, recouvertes de cultures d’une infinité de verts différents. Parfois un volcan pointe après un virage, les versants sont couleur de lave et le sommet est enneigé.

Ces paysages sont franchement époustouflants, ils se transforment à mesure que l’altitude augmente et la route passe par des endroits hallucinants, à tel point que parfois, il vaut mieux que la brume bouche la vue et ne pas voir le vide d’un côté !

On arrive au village en début de soirée, on trouve un joli petit hôtel tout confortable, et le dîner est servi dans une demi-heure… la belle vie ! En attendant on se réchauffe près du poêle dans la salle à manger, et là on entend parler français, plutôt étonnant dans cet endroit surtout que l’accent bien n’avait rien d’équatorien. C’était un couple d’agriculteurs, Français donc, complètement amoureux de l’Amérique Latine et qui y passent des vacances dès qu’ils le peuvent. Très sympas, pas du genre voyages organisés malgré leur âge, en revanche le truc typique des Français à l’étranger : ils pensent que tout le monde parle français ! Evidemment, la gamine de 14 ans qui nous servait ne comprenait rien à ce qu’il lui racontait, et le pauvre Américain à notre table non plus.

jolie vue au réveil...

A part ce petit détail ils étaient adorables, et nous ont proposé de nous déposer à la lagune, encore à une heure de route, le lendemain matin. Dimanche matin, sous un soleil radieux et après un copieux petit déjeuner, on prend donc la route vers Quilotoa et sa lagune. Evidemment le beau temps ne dure pas, mais on a tout de même eu de belles éclaircies et on a pu profiter de cette magnifique lagune au fond d’un cratère, dont l’eau est verte et par endroits un peu jaune, probablement à cause du souffre. C’est assez difficile à décrire, j’espère que les quelques photos vous donneront une petite idée.

Les quelques gouttes de pluie du début nous ont découragées de descendre dans le cratère, et on a commencé le chemin sur la crête du cratère sans pouvoir faire le tour de 6h complet, horaire du bus de retour oblige. Mais on a tout de même fait trois bonnes heures de marche avec comme paysage, d’un côté la lagune à laquelle les nuages qui passent donnent un visage chaque fois différent, et de l’autre côté une vallée peuplée et cultivée, elle aussi pleine de jolies couleurs.

Puis de nouveau de longues heures de bus, tout sauf rassurantes parce qu’évidemment ils font la course entre eux pour prendre le plus de passagers possible avant les autres, mais encore une fois à travers des paysages époustouflants.



Les Andes, c’est franchement très beau. Même si je ne connais pas encore bien l’Amazonie, et que j’apprécie la Costa, j’aime vraiment de plus en plus la Sierra équatorienne, parce qu’en quelques heures on peut s’évader de Quito et se retrouver dans des endroits absolument magnifiques, qui recèlent plein de trésors cachés tels cette lagune au fond de son cratère.



Dimanche 4 février 2007 : à l’assaut du Chimborazo

Cette fois, on a pas mal dévié du plan initial, qui était le suivant : Camille avait passé la semaine à Riobamba, une ville moyenne de province à 4h de au sud de Quito, et je devais la rejoindre samedi matin pour que le dimanche, on prenne le fameux train de « la nariz del diablo ». Ce train est probablement le plus connu et le plus touristique du pays, surtout parce que c’est un des seuls qui fonctionne encore à peu près, même si le trajet a été plutôt réduit : à l’origine, il partait de Quito pour rejoindre Guayaquil, sur la Costa, mais il ne part plus que de Riobamba jusqu’au fameux passage du « nez du diable » en Français, il paraît très spectaculaire mais je ne vous le raconterai pas, on ne l’a pas fait !

Je suis bien arrivée vers Riobamba en début d’après-midi, on est allées à la gare pour acheter les billets juste après avoir trouvé un petit hôtel, mais le cher monsieur de la caisse nous a dit que ce n’était pas encore ouvert, il fallait repasser entre 16 et 19h.

On fait donc un tour dans la ville, que je ne vais pas passer des lignes à décrire parce que je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel : juste quelques beaux bâtiments et grands parcs, de jolies maisons coloniales et un marché artisanal qui nous a occupées un bon moment.

Jusqu’à ce que l’on retourne à la gare et que le même type nous dise tout tranquillement que le train était complet, la plupart des gens étaient venus largement en avance et toutes les places étaient vendues depuis longtemps ! Donc, nous aurions du deviner qu’il fallait venir avec une heure d’avance, ou peut-être aurait-il pu nous le dire la première fois qu’on est venues lui demander des infos… Mais non, ça avait l’air un peu trop logique pour lui !

Pas de train, donc. Après la déception, on cherche un plan B. Pas trop difficile à trouver, la ville est au pied du volcan Chimborazo, le point culminant du pays avec ses 6 310 mètres. On décide donc d’aller en grimper un petit morceau, il nous reste à trouver un taxi ou une camionnette pour nous conduire au premier refuge. On commence à interroger les touristes qu’on croise pendant la soirée, mais évidemment la plupart sont venus pour le train ! On trouve tout de même deux Italiens venus pour faire l’ascension du volcan, et qui ont une voiture pour le lendemain.

Après une soirée tranquille et une nuit bruyante dans notre hôtel qui donne sur la seule rue animée de la ville, on retrouve les Italiens et leur chauffeur… qui voulait évidemment nous arnaquer, mais la technique de négociation de Camille est plutôt efficace et nous voilà partis pour une bonne heure de voiture à travers la campagne.



Le temps est plutôt…incertain, et quand on arrive au premier refuge, à 4800m, on ne voit même pas le sommet caché derrière les nuages. On commence tout de même à marcher, évidemment tout doucement parce qu’à cette altitude, le moindre effort est beaucoup plus difficile à fournir du fait du manque d’air. Ce qui laisse le temps aux nuages de se dissiper, et une très belle vue s’offre à nous à l’arrivée au second refuge à 5 000 mètres d’altitude, au pied du plus haut volcan d’Equateur.


La neige est encore loin, et d’accord, on est sur le versant sud, mais c’est aussi un bel exemple des ravages du fameux réchauffement climatique : à entendre tout le monde, la couverture neigeuse n’arrête pas de diminuer, on est pourtant à la sortie de l’hiver…


En attendant, je commence à vraiment apprécier ces petites escapades sur les volcans ! C’est une manière plutôt originale de passer son dimanche, les paysages sont impressionnants et avec l’altitude, tout paraît encore plus inaccessible. En revanche, cette petite marche m’a paru plus rapide et moins difficile que lorsque j’avais fait la même chose au Cotopaxi, pourtant plus bas, début octobre.

La descente est elle, beaucoup plus rapide, et le chauffeur nous ramène à Riobamba en début d’après-midi, puis direction Quito. Et évidemment, une fois que l’on est tout en bas, les nuages on disparu et le sommet est complètement dégagé…


Hé oui Camille, tu as raison : ce pays serait tellement plus beau s’il n’avait pas de nuages !

Wednesday, January 24, 2007

La suite de mes vacances de Noël... enfin!

Pour le début des vacances, il faut d'abord lire le sujet précédent, "¡Feliz navidad y Próspero Año Nuevo!"

Je m'étais arrêtée, dans mon dernier post, à Trujillo et Huanchaco, sur la côte nord-péruvienne.. où on a passé deux jours très tranquilles, pour ne pas dire à ne rien faire!
Malgré la faible motivation, on est tout de même allées visiter, avec Kristell et Fanny, les ruines de la culture Chan Chan, dont j'ai oublié de quand elle date... tout ce dont je suis sûre, c'est que c'était avant les Incas et que les fils du Soleil ont fini par soumettre les adorateurs de la Lune de Chan Chan.

La visite du site a été plutôt intéressante, je ne connaissais absolument rien des civilisations pré incas qui, elles, connaissaient pourtant un tas de choses... Par exemple, ils avaient découvert le fonctionnement des courants marins sur leurs côtes, que l'on nomme aujourd'hui le courant de Humbolt et El Niño, et les représentaient sur les murs du palais.
Bon, heureusement que la visite du site valait la peine parce que le musée qui a suivi était, disons, moyen, et surtout rempli de touristes!

On quitte Huanchaco et la côte le soir même pour rejoindre Huaráz, cette fois en plein milieu de la Sierra péruvienne. On arrive le 31 au matin, enfin plutôt à l'aube, ce qui nous permet de profiter d'un magnifique lever de soleil sur les montagnes qui courent de chaque côté de la ville, la Cordillère Blanche, enneigée, et la Cordillère Noire, sans neige...
Désolée, mes photos ne sont pas excellentes!


On passe la journée à Huaráz chez des amis d'amis, Aurélia et Nicolas, entre sieste et... longue ballade à cheval dans les montagnes!

Pas idéal pour se reposer du voyage avant la grosse soirée qui nous attend, mais ça en valait largement la peine! Je n'étais pas remontée à cheval depuis un bon moment, j'avais presque oublié à quel point j'adorais! Mais ça revient vite...

Après la fête du 31 décembre "chez Patrick", le resto d'un Français installé à Hauráz, et une journée du premier janvier un peu déconnectée, le moment est venu, mardi 2 au matin, de reprendre la route. Kristell et Fanny vont d’abord à Lima puis vers les mythiques Cuzco et Machu Pichu, Dimitri reste à Huaraz avant de rejoindre l’Amazonie et moi, j’entreprends ma remontée vers Quito.
Vu que maintenant je voyage seule, je n’ai plus qu’un seule contrainte : je dois être à Quito le lundi 8 janvier au matin. Pour le reste, it’s up to me !

Je monte dans un bus pour Casma, une petite ville un peu avant Chimbote, toujours au nord du Pérou. Selon le Routard péruvien, à proximité de cette ville se trouvent des ruines pré incas méconnues mais qui valent pourtant le détour.

Le bus est en retard et surtout… local ! Il est déjà plein à la sortie du terminal, et le toit est chargé de bagages et de sacs en tout genre, mais on s’arrête tout de même à la sortie du marché et une bonne trentaine de gens montent à bord. Eux, et leurs sacs, évidemment, remplis de toutes sortes de victuailles. A l’odeur, je dirais qu’il doit y avoir pas mal de poulets, ou au moins de viande !

Il semble que je n’aie pas choisi l’option rapidité, puisqu’on ne se dirige pas vers la seule route digne de ce nom qui sort de Huaraz mais qu’on commence à grimper dans la montagne, sur une petite route étroite et en lacets qui nous offre rapidement un belle vue de la ville, sous le soleil. On traverse des dizaines de petits hameaux plantés au bord de la route, des gens montent et descendent sans cesse. Le paysage de montagne est magnifique, d’abord très vert puis devient un peu plus sec à mesure que l’altitude augmente, même si ce n’est toujours pas le páramo équatorien.

En revanche, j’ai l’impression que la Cordillère des Andes est beaucoup plus large au Pérou qu’en Equateur ! Ce qui doit être vrai… Pendant au moins six heures, des montagnes, des montagnes et encore des montagnes. Avec des paysages époustouflants, des végétations très variées et, pendant une bonne partie du trajet, ce que j’ai lu dans tous les guides à propos des routes de montagne en Amérique du Sud : d’un côté, le vide, souvent on ne voit pas jusqu’où, au milieu, la piste en état très moyen sur lequel roule notre bus en état encore plus moyen et de l’autre côté, encore la montagne. C’est sûrement beaucoup plus rassurant de regarder droit devant, mais ça serait dommage de ne pas profiter de la vue du côté de ce qui ressemble souvent à un précipice. Quand la brume s’en mêle, je n’ai plus à me demander où regarder puisqu’on ne voit plus rien mais ça, en revanche, ce n’est pas franchement rassurant !

Le bus se vide un peu, la petite mamita qui avait fini quasiment sur mes genoux finit par descendre ! Une autre monte avec un canard rebelle dans un sac qui est bien décidé à ne pas y rester et se débat pendant un bon moment, mais ça ne semble inquiéter personne.

Après des heures de montée, descente, remontée et redescente, on arrive enfin à une altitude plus raisonnable, et rapidement à Casma. C’est en effet une petite ville, pas grand-chose à faire, je commence donc par chercher un hôtel dans la chaleur accablante, après deux jours à environ 3 000m d’altitude. En fin de journée je sors faire un tour, décidée à organiser un peu ma journée du lendemain mais finalement, il semble qu’il n’y ait pas grand-chose à organiser. Il suffit de monter dans une mototaxi jusqu’à Sechín, le site des ruines.

Une dame assise avec sa petite fille devant le stand d’une marchande ambulante m’arrête et hallucine sur la couleur de mes yeux, et m’invite à m’asseoir avec elle pour manger des papas rellenas. Ça tombe bien, je voulais goûter cette spécialité péruvienne : c’est une purée de pommes de terre, avec un mélange d’herbes, d’épices et de viande, remodelée en forme de pomme de terre et frite. Délicieux ! Ma nouvelle amie m’a aussi dit que les pâtisseries péruviennes étaient excellentes, alors je continue mon chemin et vais goûter une tarte aux figues, effectivement excellente même si je ne suis pas convaincue que ce soit très péruvien, et un petit sablé au manjar, une sorte de confiture de lait, lui bien péruvien.

Je passe la soirée assise sur un banc de la Plaza de Armas, la place principale de la ville, à écrire et à observer les gens qui viennent profiter de la fraîcheur de la nuit tombante après une journée étouffante. La place est toujours en mouvements, pleine de gens qui trouvent sûrement bizarre qu’un gringa soit assise là, toute seule. Les enfants, en particulier, sont très doués pour me fixer dans les yeux et ne pas détourner le regard. Sauf que ce n’est pas recommandé quand on est en patinette, il y en a un qui a faillit entrer en collision avec un des passants !

Le lendemain matin, direction Sechín, à quelques kilomètres de la ville. Le site est quasiment désert, juste trois touristes Allemands qui viennent de terminer la visite. Je fais rapidement le tour du petit musée un peu glauque et à première vue pas bien riche qui renferme tout de même quelques surprises, en particulier une momie de 1 200 ans étonnamment bien conservée, enfermée là, dans sa vitrine, au milieu des poteries et des bijoux traditionnels de la culture Sechín. Et pour une fois, une explication en détail de la manière dont elle est morte, un sacrifice violent qui explique l’effrayante expression de son visage, qui n’a pas changé depuis. D’accord, c’était ma première momie, mais j’ai trouvé son état de conservation très surprenant, il y avait encore les os bien sûr, mais aussi une bonne partie de la peau et même des ongles. Voilà pour mon quart d’heure égyptologie, un peu loin de la terre des Pharaons !
Je continue par les ruines en elles-mêmes, d’abord en suivant le chemin qui monte et offre une vue sur le site, beaucoup plus petit que le dernier que j’avais vu, Chan Chan. Le tout sous un soleil de plomb, et sans autres visiteurs que quelques énormes lézards.

Les ruines de Sechín

Une fois redescendue, le site se révèle effectivement intéressant. C’est tout petit, mais les murs d’enceinte de ce qui constituait l’entrée du temple ou du palais, je ne sais plus, sont couverts de gravure représentant des hommes ou des parties du corps humain. En revanche, pas la moindre explication à l’horizon, mais d’après ce que j’avais lu, les gravures des « chirurgiens de Sechín » sont une sorte de manuel d’anatomie version 2 000 ans avant Jésus Christ. C’est chouette, mais encore une fois ça aurait sûrement été plus enrichissant si j’avais vraiment compris ce que je voyais !



Le tour était rapide, et je quitte les ruines pour repartir vers Casma. Je fais un petit bout du chemin avec un petit papy vendeur de fruits qui se rend lui aussi à la ville, et me fait goûter la moitié de ce qu’il a dans sa carriole… je ne connaissais que la mangue, j’ai encore des progrès à faire en fruits exotiques !

Après avoir récupéré mes affaires à l’hôtel, je cherche un moyen de quitter Casma pour Chimbote, la prochaine grande ville. Ça se fait finalement en voitures collectives, des vieilles voitures qui ressemblent aux Cadillac des films américains, mais je doute qu’elles soient originales ! En revanche, ce qui est original c’est qu’entre chaque voyage, le chauffeur ouvre le capot et verse un bidon de flotte en guise de liquide de refroidissement… rassurant ! Mais c’est vrai que l’on est déjà dans ce désert nord péruvien, on traverse encore quelques montagnes grises recouvertes de sable, qui plongent un peu plus loin dans l’océan, et des petites tempêtes de sable levées par le vent venu du Pacifique.

De Chimbote, je ne vois que le terminal et monte aussitôt dans un bus pour Trujillo.
Arrivée à Trujillo, la galère de bus s’annonce puisque les compagnies ne sont pas regroupées dans un terminal ni dans le même quartier, mais disséminées un peu partout dans la ville. J’en trouve une qui va vers le nord, mais le prochain bus pour Piura, duquel je pourrais en prendre un autre qui me ferait traverser la frontière à un autre endroit qu’à l’aller, est beaucoup trop tard et je ne veux pas perdre une journée ni à Trujillo, ni à Piura. Donc, ça sera un bus vers Tumbes, juste un peu au sud de frontière, toujours du côté péruvien.

En attendant le départ, je vais prendre un goûter dans une boulangerie et une petite mamie vient s’installer à ma table pendant près d’une heure, me raconter sa vie et celle de son fils, qui vit maintenant en Italie parce qu’il avait quitté le Pérou pour les Pays-Bas mais que sa copine hollandaise ne veut pas se marier et qu’il ne trouvait pas de travail là bas. Résultat, son pauvre fils se retrouve sans femme, à des milliers de kilomètres de sa famille qu’il n’a pas vue depuis 4 ans, et avec un boulot précaire quelque part en Italie. Et quand je lui demande comment ils communiquent, la petite dame d’au moins 70 ans me répond, avec la plus grande spontanéité : on s’envoie des mails, voyons ! Evidemment…

Bon, c’est qu’elle me ferait presque rater mon bus, la mamie, alors je la quitte en lui laissant mon mail, évidemment ! Et avec une adresse à Trujillo…
Le trajet est tranquille, et on arrive à Tumbes vers 5h30 du matin. Il reste encore une trentaine de kilomètres jusqu’à la frontière, et la zone n’est pas réputée très sûre et de toutes façons, il n’y a pas de bus donc je prends un taxi qui finalement, ne m’arnaque pas tant que ça.

Retour en Equateur, pour l’instant la seule différence est que j’abandonne les soles et que je retrouve les dollars, et les prix équatoriens ! Cette fois je ne risque pas d’oublier de remonter dans le bus, il n’y en a encore que très peu et du coup, je monte dans le premier qui passe ! Jusqu’à Santa Rosa, où je trouve rapidement un autre bus pour Loja, une ville du sud du pays réputée jolie, tranquille et accueillante.



Le trajet s’annonce long. Mais regarder par la fenêtre m’occupe pendant un bon moment : après les bananeraies de la côte, me voilà de retour dans la Sierra équatorienne. J’avais beaucoup aimé les montagnes du Pérou, enfin le peu que j’en ai vu, j’avais même trouvé ces paysages plus grandioses et démesurés qu’en Equateur. Mais la route vers Loja, comme celle qui descend de Quito vers l’Amazonie, est au moins aussi magnifique. Ici plus de gris, de marron, d’herbes ou de petits arbustes aux couleurs sèches et un peu fades mais du vert, de la végétation à perte de vue recouvre les flancs de ces montagnes dont la terre est parfois d’une hallucinante couleur orange, rouille, que je ne croyais présente qu’en Afrique. Des heures à travers ces paysages immenses, qui donnent le vertige, et qui surtout donnent l’impression d’être perdu au milieu de nulle part alors que la prochaine ville est peut-être dans la prochaine vallée !

Loja était tout de même quelques vallées plus loin, et j’arrive en début d’après-midi au terminal de bus. Pour le moment, j’ai surtout envie de poser un peu mon sac et de me poser moi, après une trentaine d’heures dans les bus… Je me dirige donc directement vers Vilcabamba, un petit village tranquille à une cinquantaine de kilomètres au sud dans la « vallée de la longévité », où les habitants ont la réputation de vivre très vieux. Finalement rien de miraculeux là-dedans, juste la combinaison d’un climat favorable et d’une eau riche en plein de bonnes choses, sûrement à une altitude idéale, qui leur permet de rester en pleine forme un peu plus longtemps que les autres…

Je commence par chercher un hôtel et atterris dans un où les trois seules clientes sont… trois Françaises ! Moi qui voulait me remettre à l’espagnol intensivement, c’est dommage, mais elles sont bien sympas et aspirent elles aussi à passer là quelques jours tranquilles, histoire de se reposer des vacances avant de redescendre sur Lima où elles sont en stage. Finalement l’hôtel se remplit le soir, toute la famille du propriétaire vient lui rendre visite depuis Chicago et ils sont bruyants, comme des Américains en vacances…


Pour le vendredi matin, j’avais prévu quatre heures à cheval en pensant qu’on serait un petit groupe mais finalement ils ont tous décidé de se monter sur un cheval ce matin, et la plupart pour la première fois. Entre les chicas de 15 ans pas trop habillées pour l’activité qui n’arrêtent pas de crier et se demandent pourquoi les chevaux sont nerveux, et leurs papas de 40 qui passent plus de temps à regarder dans l’objectif de leur caméras que devant eux, la promenade s’annonce… longue et mouvementée !



Finalement, on fait un long parcours en montagne, dans des sentiers étroits et en pente dans un sens ou dans l’autre, et à travers les rivières que l’on rencontre sur le chemin, donc impossible pour le cheval de faire autre chose que marcher. Et pour les cavaliers, de profiter du paysage… Je vous laisse apprécier avec cette photo, c’est la vue que devait avoir mon cheval !


On laisse les pauvres chevaux se reposer un peu de nous et on descend vers une petite cascade, puis on reprend le chemin du retour ; cette fois les chevaux, pressés de rentrés, ne se font pas prier pour galoper dans les petits sentiers avec le vide à côté, enfin quelques sensations !


L’après-midi se passe tranquillement en compagnie des trois Françaises, on avait prévu de bouger mais finalement on n’a sorti les vélos que pour aller acheter des Magnums au village, et on a fini dans le jacuzzi devant un film ! Que la vie est dure…

Vilcabamba est en effet bien tranquille et reposant, mais on en a vite fait le tour. Donc, samedi sera mon dernier jour de vacances et je quitte le village après un bon petit déj’ à l’hôtel, direction Loja. La ville est effectivement jolie, tranquille et accueillante, pleine de bâtiments coloniaux, de belles églises et de places jonchées de statues.


L’architecture coloniale ressemble à celle du centre historique de Quito mais en beaucoup plus grand, avec des rues plus large et infiniment moins de monde… donc Quito, mais en moins oppressant. En plus, pas d’ordures partout dans les parcs, pas de voitures ni de taxis qui klaxonnent, pas de bus qui crachent de la fumée noire et personne pour te siffler dans la rue juste parce que tu es gringa… cette ville est décidément la moins équatorienne de toutes les villes équatoriennes que j’ai vues !

La "calle Lourdes", rue des petits artisans lojanos

Après quelques heures dans la ville, il est temps de reprendre le bus pour Quito où j’arrive le dimanche matin, finalement pas mécontente de rentrer même si la semaine suivante a été tranquille, trop tranquille.
Enfin, j’ai ramené un bon rhume comme souvenir de vacances, plein de photos, de paysages et de rencontres.
Et l’envie de préparer les prochaines vacances.