¡ Que viva Quito !
6 décembre 2006
Depuis la semaine dernière et jusqu’à hier soir, Quito célébrait le 472ème anniversaire de sa fondation par Sebastián de Benalcázar, le 6 décembre 1534. Les « fiestas de Quito » sont célébrées un peu partout dans le pays, mais surtout à Quito, évidemment, c’est pourquoi ce week-end il fallait absolument rester en ville. Même si théoriquement, les fiestas commencent avec l’élection de la Reina de Quito, une miss tout aussi théoriquement jolie, qui a eu lieu le 23 novembre, c’est surtout ce week-end que la ville a été en effervescence.

Vendredi soir, le quartier habituellement surtout fréquenté d’étrangers de La Mariscal était bondé, et tout le monde dansait et buvait dans la rue au rythme des orchestres et de la musique des bars alentours, sous les drapeaux bleu et rouge de la ville et les drapeaux équatoriens.
Et samedi matin, enfin plutôt samedi en début d’après-midi, j’ai été réveillée au son des chivas qui arpentaient déjà la ville. Pour mes nombreux lecteurs qui ne vivent pas en Equateur, une chiva c’est un bus à moitié en bois, qui sert de moyen de transport sur la côte toute l’année et qui, pendant les fiestas de Quito, monte à la capitale et devient un char décoré, qui promème ses passagers dans toutes la ville et accessoirement, un orchestre sur son toit. Selon les gens qui sont à bord, ça a l’air délirant ou ennuyeux à souhait.

Après un samedi tranquille, le dimanche c’est festival : le Quito Fest, «festival internacional» selon les affiches, enfin surtout festival de métal et de musique qui fait beaucoup de bruit pour les ados rebelles et friqués de Quito. Il y avait tout de même quelques bons groupes, mais évidemment la pluie est venue gâcher l’après-midi. Un festival sous les parapluies, ça doit être jolie vu d’en haut mais en attendant vu d’en bas, ça empêche surtout de comprendre ce qui se passe sur scène !
Le lundi il faut retourner au boulot, mais pas pour très lomgtemps puisque le mardi après-midi, c’est concours de « cuarenta » au bureau, il s’agit d’un mythique jeu de cartes auquel tout Quiteño qui se respecte doit savoir jouer et tricher. Mais c’est pourtant honnêtement que j’ai remporté, avec José le chauffeur du programme, le tournoi de « cuarenta » organisé dans notre modeste casita. Je ne sais pas encore ce que j’ai gagné, pour l’instant j’ai juste eu le droit de dire que j’étais Quiteña pendant un après-midi… Mais je vous tiens au courant.
Et après ça c’est re-fiesta, même si on est probablement passés à côté de quelques manifestations qui se passaient dans le centro histórico et qu’on aurait pu faire un peu plus traditionnel…
Le mercredi, dernier jour censé être l’apothéose des fiestas, on se décide avec Kristell à profiter des musés gratuits pour l’occasion mais on trouve porte close à deux reprises. Evidemment, c’est beaucoup plus facile d’être gratuit quand c’est fermé. Donc notre après-midi culturel se transforme en un après-midi flânerie dans la ville, dans les marchés artisanaux et les rues vides. Il faut croire qu’ils étaient tous partis aux corridas sur la Plaza de Toros, qui ont d’ailleurs terminé les pieds dans l’eau après le déluge de pluie qui s’est encore abbatu sur la ville.

Même si un défilé qui parcourait encore une partie de la ville, il faisait trop froid pour ressortir et c’est par une tranquille soirée DVD que l’on a clôturé ces fiestas de Quito…
PS : pas de photos perso de ces fiestas, mais j’en mets tout de même quelques-unes piquées sur le Net, histoire qu’on ne me dise pas encore que j’écris trop !

3 Comments:
Bresteaux:
On continue avec les commentaires sur ton blog.
Je trouve que ca fait sympatique de dire que tu as gagne au trois personnes du PPD, mais tu as peut etre oublie une lourde defaite au cuarenta...? Raconte quand memme a la France entiere qui es vraiment LE CHAMPION du Cuarenta... 2 compet, 2 victoires...et avec l'handicap de l'alcoholisme de mon partenaire...
10:45 AM
Ola Tiphaine,
bon je m'allie avec l'ami du commentaire precedent en ce qui concerne une certaine defaite au 40 des etrangers (stagiaires casi non remuneres...)dont tu as surment oublie de parler.
En revanhe je tiens a dire a la france et a l'espagne francophone que le champion du 40 est UNE CHAMPIONNE dont la strategie de jeu et le talent ne s'alterent pas meme apres 4 bieres !
10:54 AM
Bonjour
juste un commentaire "météo", relatif à un article précédent:
l'hiver tchèque est très doux cette année, je n'ai pas vu de pluie depuis des semaines et une écharpe suffit largement pour se balader au marché de Noël.
Cela ne m'empêche tout de même pas de rêver à un bain de mer...dans trois mois et demi.
Bonne journée
Charlotte
5:14 AM
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