Une nouvelle journée dans un autre monde…
25 novembre 2006
Ce samedi, pas motivés pour une expédition trop compliquée et décidés à rester sur Quito en ce dimanche électoral, on se dirige vers le site mythique de la « Mitad del Mundo ».
Il s’agit de l’endroit à peu près exact où passe la ligne de l’Equateur, à une petite heure au nord de Quito, aménagé en énorme complexe touristique pour nationaux et internationaux. Notre délégation franco-belgo-suisso-japonaise galère d’abord un peu pour trouver le bus qui s’y rend, mais en fin de matinée on arrive enfin devant les grilles qui nous séparent de la ligne du milieu du monde et des quelques musées, à ce qu’on nous a dit plutôt intéressants, qui l’entourent.
Mais en attendant, on décide de se rendre au cratère de Pululahua, situé à quelques kilomètres de là, le seul cratère volcanique habité du monde selon nos guides. Même pas besoin d’attendre un bus, une camionnette qui nous voit attendre sur le bord de la route nous propose de nous conduire à peu près où on veut, pour un prix raisonnable au final. On arrive donc rapidement au belvédère qui offre une vue magnifique sur tout le cratère, tout y est étonnement vert et les quelques maisons parsemées sont entourées de larges parcelles cultivées.

On prend le temps d’admirer le paysage encore un peu dégagé, et de déguster un petit encas typiquement équatorien : dans un petit sac en plastique servant d’assiette, du maïs, du maïs et encore du maïs, sous quelques unes des nombreuses formes qu’il prend ici : bouilli je crois, frit et grillé. Le tout accompagné d’un peu de tomates et de quelques chiffles, les chips de banane plantain. Voilà pour le premier quart d’heure gastronomique.
Nos nouvelles amies suisse et japonaise nous abandonnent quand on parle de descendre dans le cratère : une demi-heure de descente et une heure et demie de remontée, ce qui, traduit de l’équatorien, signifie deux bonnes heures ! Il faut d’abord payer des droits d’entrée, toujours plus chers pour les étrangers, mais avec Kristell on est devenues des expertes de la négociation cédula à la main, même si on est les seules de notre groupe à l’avoir !
Nos nouvelles amies suisse et japonaise nous abandonnent quand on parle de descendre dans le cratère : une demi-heure de descente et une heure et demie de remontée, ce qui, traduit de l’équatorien, signifie deux bonnes heures ! Il faut d’abord payer des droits d’entrée, toujours plus chers pour les étrangers, mais avec Kristell on est devenues des expertes de la négociation cédula à la main, même si on est les seules de notre groupe à l’avoir !

Notre descente commence dans un paysage vraiment hallucinant. Tout est tellement différent de notre vie quotidienne à Quito : pas de bruits, pas de pollution, pas de campagne électorale, juste un ou deux avions qui passent au dessus de nos têtes. En descendant on croise les habitants d’en bas, ils sont en train de réparer le chemin qui par endroits a été emporté par la pluie. Et là on se demande où va l’argent de nos droits d’entrée, puisque eux nous affirment ne jamais en voir la couleur, et qu’il n’est même pas employé pour réparer la seule route qui relie la communauté au monde extérieur. La gestion des finances publiques en Equateur restera un mystère…

En arrivant en bas, on fait un petit tour de la communauté, on joue les gamins aventuriers dans une vieille maison coloniale abandonnée et on finit à boire un jugo dans le seul hôtel du village où ils ont même un jeu de la grenouille ! Les vues du fond de ce cratère sont au moins aussi impressionnantes que le paysage vu d’en haut, on est entourés par les parois du cratère auxquelles s’accrochent les nuages qui le recouvrent désormais tout entier. Evidemment, une journée sans pluie près de Quito n’est pas imaginable, et on n’y échappe pas en remontant. Le chemin grimpe sec mais je réussis à retourner vivante à la civilisation, abandonnant ce magnifique paysage dans les nuages…

On redescend ensuite à la Mitad del Mundo mais, se déclarant trop crevés pour visiter le moindre musée, on choisit l’option déjeuner à quatre heures de l’après-midi. Moi je teste le plat visiblement typique du village, le llapingacho : tortilla de papas, œuf au plat, viande de porc et verde dulce (la banane plantain sucrée), petite salade et évidemment du riz. Le tout accompagné d’un jus de tomate de arból, donc je ne suis définitivement pas fan…
Le retour sur Quito est un peu laborieux, enfin surtout le retour dans le bon quartier ! Cette ville est franchement immense et je suis encore loin de bien la connaître… Cette journée dans un autre monde nous laisse bien fatigués et s’achève sur une tranquille soirée DVD !

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