Cette fois, le voyage touche a sa fin... Dans un peu plus d'une semaine je monterai a nouveau dans l'avion et un peu pls de 24h plus tard, je devrais etre de retour en France! Je vais essayer de maintenir ce blog a peu pres a jour jusqu'a la fin de mon aventura quiteña y ecuatoriana. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné, así que... Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions …

Tuesday, November 14, 2006

Je rattrape un peu de retard...

Dimanche 1 octobre : le Cotopaxi

Le train est à 8h, mais on nous a dit qu’il fallait arriver avec beaucoup d’avance. Donc, rendez-vous à 6h près de chez Pauline et Oli, à cette heure matinale Quito est encore endormie et seuls les vrais sportifs courent déjà dans la Carolina, un des principaux parcs de la ville. Natalia est malade, on n’y va donc que tous les trois, après un petit moment de doute.

Taxi jusqu’à la gare perdue au sud, on arrive vers 6h30 et là, personne. Tout est fermé, et le quartier n’est pas vraiment accueillant. Il y a une voiture avec trois types bizarres qui stationne juste devant nous, c’est louche tout ça, et les gardes du Trolley trouvent visiblement très drôle notre situation. Là, nouveau moent de doute, qu’est-ce qu’on fait là exactement, à se geler dehors à même pas 7h du matin, à l’autre bout de la ville ?



La gare finit par ouvrir, les passagers par arriver ; on prend notre ticket dans les premiers mais ça ne nous servira pas à grand-chose. En effet, après l’attente en rangs de l’autre côté d’une horrible porte qui nous prive du soleil levant, on peut enfin se diriger vers le train qui semble nous attendre. Mais, Ô déception, c’est en fait en bus que l’on commencera notre voyage. Donc, bus pour sortir de Quito, pendant près d’une heure. Quand on finit enfin par arriver, au milieu de nulle part, à l’endroit où l’on rencontre notre train, il est déjà bien rempli. Ça n’était peut-être pas très clair jusque là, alors petite mise au point sur le train en Equateur : ce n’est pas du tout le mode de transport rapide et pratique que l’on connaît en France, ici c’est le bus qui remplit cette fonction de moyen de transport principal pour parcourir le pays, même si les bus ne sont ni rapides ni pratiques ; l’infrastructure ferroviaire n’est donc absolument pas développée, il doit y avoir en tout et pour tout quatre petites lignes dans le pays qui fonctionnent très irrégulièrement et dont l’intérêt et surtout pour les touristes. En même temps vu la géographie du pays, on comprend que ce ne soit pas facile de faire circuler des rails entre ces montagnes ou au milieu de la forêt amazonienne. Donc, pour en revenir à mon récit, l’intérêt du train n’est donc pas de parcourir des longues distances le plus rapidement possible mais bien de profiter du paysage, et cet intérêt est bien moindre si l’on ne parvient pas à monter sur le toit du fameux train.
Nous arrivons en gare, donc, et Pauline réussit à se faufiler, enfin plutôt à jouer des coudes, à se hisser vaillamment sur le toit et à nous garder des places. Le toit pris d’assaut est rapidement bondé, mais le voyage ne sera pas trop inconfortable, malgré les jambes qui dépassent et qui risquent qu détour d’un virage de rester sur le bord de la route.
Nous voilà donc sillonnant la campagne du Pichincha, la province de Quito, à saluer les gens sur le bord de la voie, et la plupart nous répondent, amusés. Le paysage est d’abord étonnement vert, on est quand même près des 3 000m d’altitude, avec ses petites habitations faites de matériaux divers parsemées le long de la voie, bordées de petites parcelles cultivées et d’animaux, surtout des cochons et des vaches. Pas très exotique, tout ça, enfin on croise quand même un lama qui sauve notre safari.
Le voyage se poursuit tranquillement, la végétation devient plus sèche et le jaune la couleur dominante. On se rapproche du paramo, ce milieu naturel semi désertique qui domine dans les hauteurs.Après une heure et demi de train, on s’arrête dans une petite gare perdue au milieu des montagnes : nouvelle halte semble-t-il, mais finalement tout le monde descend, c’est notre terminus. Après une tentative d’approche d’un groupe de lamas peu coopérants, il faut négocier un pick-up jusqu’au Parc National du Cotopaxi.



Sur le chemin, et pendant plus d’une heure, il commence réellement à faire froid. Le parc a l’air immense mais la piste est très empruntée, une vraie route équatorienne, du coup je n’ai pas vraiment l’impression d’être perdue au milieu d’un des rares endroits un peu préservés en Equateur. Les vues sont tout de même chaque fois un peu plus belles, et de temps en temps la couverture de nuages qui coiffe le volcan, le Cotopaxi pour ceux qui n’auraient pas suivi, se dissipe ; on peut alors voir la partie enneigée au sommet à plusieurs reprises. Une chance, il paraît qu’elle reste souvent cachée !


A la descente de la camioneta, on est à … 4 500m d’altitude. Autant dire qu’il ne fait pas très chaud, mais la basse température n’est pas le plus difficile à supporter. Après seulement quelques pas, je découvre le manque d’oxygène ! C’est plutôt violent, et ma très moyenne condition physique ( ! ) n’arrange pas les choses. On décide de tenter l’ascension, enfin jusqu’au refuge qui est à 300m plus haut. Petite précision : c’est 300m en dénivelé, je ne sais pas exactement combien ça fait en distance mais c’est long, très long ! Le manque d’air est vraiment une sensation bizarre : déjà à Quito, qui est tout de même à 2 800m, je suis essoufflée plus rapidement mais là, on ne peut même pas respirer à fond parce qu’il n’y a pas suffisamment d’oxygène pour remplir les poumons aussi vite. Les muscles en reçoivent donc moins eux aussi, donc chaque pas coûte un effort beaucoup plus grand et ça devient vite littéralement épuisant. L’avantage, c’est que je dois m’arrêter très souvent et que ça laisse le temps d’admirer le paysage… volcanique ! Autour, évidemment pas de végétation, juste un sol rocailleux couleur rouge sombre : la lave, j’imagine. Au loin c’est un peu plus vert, mais ça reste désert.


Après un peu plus d’une heure, j’atteins enfin le refuge à un peu plus de 4 800m et là, devant un délicieux chocolat chaud, je retrouve ma lucidité : on est à l’altitude du Mont Blanc ! Bon, d’accord, on n’a gravi que 300m, et il fait beaucoup moins froid que dans les Alpes ; mais tout de même, pour monter à cette altitude, normalement il faut être un peu entraîné…


Rapidement il faut redescendre, le chauffeur nous assure qu’on peut avoir notre train du retour. La descente est plus rapide et aussi beaucoup plus drôle, on fait des pas de géant qui s’enfoncent dans le sol poussiéreux, je ne sais pas ce qu’en pense l’apesanteur mais j’ai un peu l’impression de marcher sur la Lune ! Malgré notre descente en flèche, on réalise en bas qu’il reste plus d’une heure de voiture pour arriver à la gare d’où notre train part dans moins d’une demi-heure, donc ça risque d’être un peu just. Tant pis pour le train, on tentera d’arrêter un bus qui remonte à Quito une fois sortis du parc.
En attendant, on fait un peu connaissance avec les autres voyageurs avec qui on partage le pick-up depuis le matin. Il y a 2 Américaines, une Brésilienne avec un Bolivien qui, évidemment, ne comprend pas le mal de l’altitude, et un Espagnol en vacances avec 3 Equatoriens. Et c’est reparti pour revivre en live la moitié des matchs de foot de la coupe du monde : l’Espagnol n’est pas trop rancunier, la Brésilienne un peu plus mais elle ne parle pas aussi fort. Pas d’Italiens à bord…


On finit par gagner la route et nous voilà à 11 sur le bord de la route, aucun bus ne veut s’arrêter. On finit par tendre le pouce à tout ce qui passe et là, un espèce de camion à bestiaux mais vide s’arrête. Je ne sais pas vraiment comment le décrire mais je cherche encore la photo, enfin on réussit à monter tous à l’arrière et c’est même relativement confortable, sauf quand la pluie s’en mêle. On arrive sans trop d’encombres à Quito, de là on trouve un bus on the way back home.
Journée géniale et épuisante, et j’ai gardé pendant un moment les séquelles du soleil du Cotopaxi : un coup de soleil mémorable, mon nez a mis de longs jours à s’en remettre !

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