En parlant de tremblement de terre…
Bon, le mot est un peu fort, il s’agissait d’une petite secousse de 4,1 sur l’échelle de Richter, suivie d’une réplique un peu plus faible. Je n’ai pas eu le temps de me rendre compte de grand-chose, que c’était déjà fini !
Mais le vrai tremblement de terre était pour plus tard, et il était politique cette fois. Je ne sais pas si la presse française en parle beaucoup, mais l’Equateur est en plein période électorale : ce dimanche avait lieu le premier tour des élections présidentielles, ainsi que les législatives pour élire tous les représentants nationaux et provinciaux.

Depuis que je suis arrivée ici, la campagne bat son plein, et cette fois le mot est faible. La politique en Equateur, rien a voir avec ce que l’on connaît.
Ici la campagne, ce sont des défilés de candidats ou de militants dans des pick-up avec haut-parleurs hurlants et drapeaux colorés ; des affiches collées un peu partout et des peintures sur tous les murs dès que l’on sort un peu de Quito ; des spots à la télé et à la radio diffusés en permanence, et même des feux d’artifice ! Les slogans et les candidats sont agressifs, les sympathisants passionnés et vu que pas mal de propositions sont plutôt radicales, ça rend les débats animés et souvent drôles.
La campagne a officiellement pris fin jeudi soir, alors que les sondages indiquaient la remontée du candidat Alvaro Noboa, l’homme le plus riche du pays qui a hérité et fait fortune dans l’industrie
Pour faire rapide, dimanche soir c’est Noboa le bananero populiste qui est arrivé en tête, Correa en second et les deux autres favoris, Leon Roldós et Cynthia Viteri, la seule femme des élections, sont carrément hors jeu. Il y aura donc un second tour, le 26 novembre, et en attendant j’imagine que la campagne va reprendre.
Cette fois elle sera plus agresive encore: Noboa, qui au passage est en campagne non-stop depuis 8 ans, préfère passer son temps a tenter de discréditer ses adversaires plutôt qu'à prendre la peine de défendreun programme politique. Et Correa, qui n'a pas l'air de vouloir abandonner son discours radical risque, crie à la fraude électorale.

Pour autant rien n’est vraiment assuré, surtout que l’entreprise brésilienne qui était censée compter les votes et donner les premiers résultats parlait carrément d’abandonner le pays lundi midi. Affaire à suivre…
En attendant, avec Kristell on est allées dimanche soir jusqu’au siège de Correa à Quito, où quelques centaines de sympathisants s’étaient rassemblés. On a eu droit aux chansons de campagne en live et à un rapide discours de M. Correa, qui est ensuite passé tout près de nous en voiture. Mais vu la foule à moitié en délire qui entourait le convoi, aucune preuve photographique valable !
Bon, mes quelques lignes ne valent rien sur le plan de l’analyse politique, mais ce n’est pas le but de ce blog, je voulais simplement faire part de quelques unes de mes impressions. Et je ne suis pas sûre que les élections en Equateur vous passsionent de l'autre côté de l'Atlantique! En attendant si vous avez des commentaires sur ce qui se passe en France à ce niveau, je les lirai avec grand intérêt!

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