Week-end à Puerto Lopez : le ciel, les oiseaux et la mer…
7 octobre 2006
Le week-end dernier, c’était vacaciones. Avec le lundi férié, 3 jours pour aller sur la côte. Mais ça commence mal !
Vendredi soir (le 7 octobre), 18h, dernier coup de fil à la compagnie de bus qui nous avait assuré qu’il y aurait des places : finalement, ils n’ont pas de bus pour Puerto Lopez. On se lance alors avec Kristell (ma colloc, pour ceux qui n’ont pas tout suivi) dans un marathon téléphonique des compagnies de bus : entre les mauvais numéros du Routard, les indicatifs téléphoniques différents pour certaines provinces qu’on ne maitrise pas encore et notre compréhension parfois approximative de l’espagnol au téléphone, on n’est pas beaucoup plus avancées au bout d’une demi-heure.
Après concertation rapide avec nos trois autres amis aventuriers, on décide de partir toutes les deux au terminal terrestre, la gare routière, et de monter dans le premier bus pour Puerto Lopez ou, au pire, pour n’importe quelle autre ville à une dizaine d’heures de Quito. Passer ce week-end en ville, c’est définitivement hors de question !
On trouve finalement un bus qui part à 20h, mais il est déjà 19h45 et on n’est que deux sur cinq, les autres sont encore dans le nord. Après de longues négociations avec le second chauffeur du bus, on réussit à gagner quelques minutes, voire quelques dizaines, et à tous monter dans le bus.
Mais ce n’est pas fini : voyant que personne ne venait, ils ont vendu nos places une deuxième fois et on est obligés de virer aussi poliment qu’on le peut les gens déjà assis.
Un peu plus de 20h, c’est parti pour une petite dizaine d’heure de bus. Pour profiter du paysage ce n’est pas l’idéal, mais au moins on ne voit pas les autres chauffards !
Le bus se vide peu à peu au fur et à mesure que la nuit avance, on fait une pause comedor vers minuit ; parfois quelques personnes montent après avoir attendu en plein milieu de la nuit dans un village désert.
Un peu plus de 20h, c’est parti pour une petite dizaine d’heure de bus. Pour profiter du paysage ce n’est pas l’idéal, mais au moins on ne voit pas les autres chauffards !
Le bus se vide peu à peu au fur et à mesure que la nuit avance, on fait une pause comedor vers minuit ; parfois quelques personnes montent après avoir attendu en plein milieu de la nuit dans un village désert.
Je réussis à somnoler un peu mais l’age du bus, qui doit dater d’avant l’invention des amortisseurs, est trop peu compatible avec la qualité de la route, qui ressemble bien souvent à un chemin de terre plein de ralentisseurs qu’on ne peut oublier qu’une fois.
Notre bus n’allant pas jusqu’à Puerto Lopez, il faut changer à Jipijapa au petit matin. Et après une petite heure de sommeil cette fois bien profond, réveil brutal à Puerto Lopez.
Notre bus n’allant pas jusqu’à Puerto Lopez, il faut changer à Jipijapa au petit matin. Et après une petite heure de sommeil cette fois bien profond, réveil brutal à Puerto Lopez.
La bonne surprise, c’est qu’on profite du village de pêcheurs encore à moitié endormi et que l’on marche dans une rue presque déserte, avec l’océan Pacifique comme ligne d’horizon. Ça change des montagnes, et encore des montagnes qui rythment mes paysages depuis que je suis arrivée en Ecuador!La plage et la rue qui la longe sont beaucoup plus animées, on voit au loin les barques des pêcheurs qui rentrent et vendent directement leur poisson.
On marche tranquillement le long de la plage vers un hôtel plus ou moins réservé, j’avoue que je suis fatiguée mais le week-end, cette fois, commence bel et bien.
Le matin, petit déjeuner au bord de l’océan alors que le village se réveille.
Puis retour à l’hôtel, après un arrêt à l’agence "Machallila Tours" pour organiser un peu notre court séjour.
Pour commencer, location de vélos et c’est parti pour 10km !
Le matin, petit déjeuner au bord de l’océan alors que le village se réveille.
Puis retour à l’hôtel, après un arrêt à l’agence "Machallila Tours" pour organiser un peu notre court séjour.
Pour commencer, location de vélos et c’est parti pour 10km !
Bon, ce n'était finalement pas l'option la plus intelligente parce que le soleil commence à taper fort et les nuages à se dissiper. 7km sur la route, pendant lesquels j'ai l'impression de ne pas etre montée sur un vélo depuis trop longtemps, et nous arrivons à l'entrée du Parc National Machallila.
Négociations pour ne pas payer le tarif touriste, mais nous n'avons pas encore la cédula parce que ces messieurs des services de l'immigration à Quito ne sont pas encore disposés à nous la donner. Les gardes ne sont pas faciles à convaincre, on doit abandonner pour cette fois.
Encore 3km de chemin et on peut enfin lacher les vélos, pour arriver sur la plage. Et quelle plage! Au nord, la plage, fermée par une falaise que surplombe un mirador. A l'ouest, le Pacifique. Et au sud, la plage! Immense, et quasiment déserte. Un peu de marche, queques crabes croisés en chemin et on arrive enfin au... bain dans le Pacifique! Voilà de quoi vous faire rêver, en attendant la suite... au prochain épisode !

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