Fiesta y playa en Tonsupa!
18 et 19 novembre 2006
Ce week-end, nous échappons à la pluie et la grisaille qui sont le lot quotidien à Quito depuis quelques semaines. Direction la province d’Esmeraldas, au nord de la côte équatorienne, pour un week-end dans la maison d’un ami d’une amie d’une amie…

On part vendredi soir de Quito vers minuit et, après une nuit pas trop mauvaise, on arrive dans un petit village entre la ville d’Esmeraldas et Atacames, Tonsupa. Ce n’est pas encore le grand soleil, mais c’est déjà beaucoup plus chaud que la Sierra et les paysages sont bien sûr complètement différents. Les gens aussi : une grande partie de la population noire du pays vit dans cette province où ils sont, selon la légende, les descendants des survivants d’un navire négrier espagnol naufragé au 17° siècle. On pourrait donc tout autant être dans un petit village côtier africain, au moins pour ce qu’on voit au bord de la route. Parce qu’après les constructions changent, et d’immondes immeubles pour riches touristes venus de Quito font face à l’océan.
En attendant, on arrive dans la maison qui va nous accueillir pendant deux jours et on réussit même à trouver des lits pour tout le monde ! Après un grand petit déjeuner a quinze, qui forcément dure un peu, on se dirige enfin vers la plage. Contrairement à Puerto Lopez où je suis allée il y a plus d’un mois, ici ce n’est pas une plage sauvage mais bien aménagée, bordée d’hôtels, restaurants, et pleine de vendeurs ambulants et de petites cabanes à ceviche.

Programme de la journée : rien. Baignade dans les eaux chaudes du Pacifique, foot et volley sur la plage pour les plus courageux et sieste à l’ombre des palmiers pour les plus fatigués ! L’eau était vraiment excellente et avec de bonnes petites vagues, un seul bémol cependant, quand tout est parfait ce n’est pas drôle : de petites méduses qui piquent, la première fois ça surprend et pour toutes les autres ça reste bien désagréable.
Pour la fin de la journée, joli coucher de soleil même s’il n’est pas exactement sur l’océan, et retour à la maison. Mauvaise surprise, l’eau y est coupée le soir mais on s’arrange pour aller se doucher dans la maison en construction d’un voisin ! De toutes façons il va falloir s’habituer parce que le lendemain se révèle pire sur ce plan: pas d’eau ni d’électricité dans toute la ville.
La soirée commence par des jeux de cartes, le mythique « cuarenta » équatorien, et un dîner tous ensemble en casa : pas de grande gastronomie équatorienne mais pour mettre toutes les nationalités d’accord, Allemands, Autrichiens, Suisses, Equatoriens, Colombiens et Français, rien de tel qu’un bon plat de pâtes !
Après tout ça, direction la playa pour faire la fiesta, autour d’un feu miraculeusement allumé sur le sable mouillé !
Et notre grand moment de la soirée reste notre bain de minuit : Kristell et moi avons été les premières à honorer cette tradition visiblement bien française, vu que personne ne nous a suivies ! La Lune et les étoiles étaient malheureusement invisibles mais les méduses, elles, n’étaient pas couchées… Les grands oiseaux blancs qui volent à la surface de l’eau sont moins agressifs, et la mer toute noire est au moins aussi magnifique que quand le soleil lui donne sa couleur verte.
Bref, le bain de minuit dans le Pacifique, c’est franchement excellent ! À tel point qu’on a même réussi à convaincre les autres et à y retourner deux heures plus tard.
Le réveil du dimanche matin est forcément un peu difficile, il est en plus matinal puisqu’on avait décidé d’aller à la « playa escondida », une plage bien éloignée. Mais finalement notre organisation a faibli et après le petit déj’, il est déjà trop tard pour y passer suffisamment de temps. Nouvelle journée sur notre plage de la veille, on aurait pu faire un peu plus varié mais on a choisi d’aller au plus simple : baignade, siesta, milk shake aux fruits locaux et jeux de baballes dans l’eau et sur le sable…

Le soir venu, il faut penser à rentrer à Quito… Cette fois on n’a absolument rien prévu pour le retour, donc on improvise et on trouve un bus à Atacames qui nous fait arriver à Quito à 4h30 du matin. Après ça la journée s’annonce difficile, mais finalement je n’ai pas eu le courage de sortir de mon lit pour aller au boulot à 9h… Bon, être malade un lundi matin, ce n’est pas ce que j’ai inventé de plus crédible mais pour ce que j’ai à faire en ce moment au boulot, ce n’était pas non plus dramatique !
Promis, le week-end prochain sera plus sage, à moins que ce dimanche électoral ne nous réserve des surprises…

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