Cette fois, le voyage touche a sa fin... Dans un peu plus d'une semaine je monterai a nouveau dans l'avion et un peu pls de 24h plus tard, je devrais etre de retour en France! Je vais essayer de maintenir ce blog a peu pres a jour jusqu'a la fin de mon aventura quiteña y ecuatoriana. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné, así que... Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions …

Monday, February 05, 2007

Deux petits week-ends dans les Andes...

Dimanche 28 janvier : la Laguna de Quilotoa

Le week-end dernier, j’abandonne Quito en compagnie de Camille, direction Latacunga à 2h au sud, pour rejoindre ensuite la Lagune de Quilotoa, perdue dans la Sierra mais pourtant bien touristique et mentionnée dans tous les guides comme un lieu à ne pas manquer en Equateur.

On arrive à Latacunga à l’heure de l’almuerzo, la ville est très agitée en ce grand jour de marché et les places grouillent de monde. Comme on recherche plutôt un endroit calme et qu’il n’y a pas grand-chose à voir, on ne s’attarde pas et c’est reparti pour 3h30 de bus, direction le petit village de Chugchillán.

Il paraît que la route est magnifique, elle l’a en effet été pendant une demi-heure mais on est ensuite entrés dans un gros nuage qui ne nous a pas quitté jusqu’à la nuit. Ce qu’on a vu était franchement très chouette, la route se fraie un chemin entre les montagnes en patchworks, recouvertes de cultures d’une infinité de verts différents. Parfois un volcan pointe après un virage, les versants sont couleur de lave et le sommet est enneigé.

Ces paysages sont franchement époustouflants, ils se transforment à mesure que l’altitude augmente et la route passe par des endroits hallucinants, à tel point que parfois, il vaut mieux que la brume bouche la vue et ne pas voir le vide d’un côté !

On arrive au village en début de soirée, on trouve un joli petit hôtel tout confortable, et le dîner est servi dans une demi-heure… la belle vie ! En attendant on se réchauffe près du poêle dans la salle à manger, et là on entend parler français, plutôt étonnant dans cet endroit surtout que l’accent bien n’avait rien d’équatorien. C’était un couple d’agriculteurs, Français donc, complètement amoureux de l’Amérique Latine et qui y passent des vacances dès qu’ils le peuvent. Très sympas, pas du genre voyages organisés malgré leur âge, en revanche le truc typique des Français à l’étranger : ils pensent que tout le monde parle français ! Evidemment, la gamine de 14 ans qui nous servait ne comprenait rien à ce qu’il lui racontait, et le pauvre Américain à notre table non plus.

jolie vue au réveil...

A part ce petit détail ils étaient adorables, et nous ont proposé de nous déposer à la lagune, encore à une heure de route, le lendemain matin. Dimanche matin, sous un soleil radieux et après un copieux petit déjeuner, on prend donc la route vers Quilotoa et sa lagune. Evidemment le beau temps ne dure pas, mais on a tout de même eu de belles éclaircies et on a pu profiter de cette magnifique lagune au fond d’un cratère, dont l’eau est verte et par endroits un peu jaune, probablement à cause du souffre. C’est assez difficile à décrire, j’espère que les quelques photos vous donneront une petite idée.

Les quelques gouttes de pluie du début nous ont découragées de descendre dans le cratère, et on a commencé le chemin sur la crête du cratère sans pouvoir faire le tour de 6h complet, horaire du bus de retour oblige. Mais on a tout de même fait trois bonnes heures de marche avec comme paysage, d’un côté la lagune à laquelle les nuages qui passent donnent un visage chaque fois différent, et de l’autre côté une vallée peuplée et cultivée, elle aussi pleine de jolies couleurs.

Puis de nouveau de longues heures de bus, tout sauf rassurantes parce qu’évidemment ils font la course entre eux pour prendre le plus de passagers possible avant les autres, mais encore une fois à travers des paysages époustouflants.



Les Andes, c’est franchement très beau. Même si je ne connais pas encore bien l’Amazonie, et que j’apprécie la Costa, j’aime vraiment de plus en plus la Sierra équatorienne, parce qu’en quelques heures on peut s’évader de Quito et se retrouver dans des endroits absolument magnifiques, qui recèlent plein de trésors cachés tels cette lagune au fond de son cratère.



Dimanche 4 février 2007 : à l’assaut du Chimborazo

Cette fois, on a pas mal dévié du plan initial, qui était le suivant : Camille avait passé la semaine à Riobamba, une ville moyenne de province à 4h de au sud de Quito, et je devais la rejoindre samedi matin pour que le dimanche, on prenne le fameux train de « la nariz del diablo ». Ce train est probablement le plus connu et le plus touristique du pays, surtout parce que c’est un des seuls qui fonctionne encore à peu près, même si le trajet a été plutôt réduit : à l’origine, il partait de Quito pour rejoindre Guayaquil, sur la Costa, mais il ne part plus que de Riobamba jusqu’au fameux passage du « nez du diable » en Français, il paraît très spectaculaire mais je ne vous le raconterai pas, on ne l’a pas fait !

Je suis bien arrivée vers Riobamba en début d’après-midi, on est allées à la gare pour acheter les billets juste après avoir trouvé un petit hôtel, mais le cher monsieur de la caisse nous a dit que ce n’était pas encore ouvert, il fallait repasser entre 16 et 19h.

On fait donc un tour dans la ville, que je ne vais pas passer des lignes à décrire parce que je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel : juste quelques beaux bâtiments et grands parcs, de jolies maisons coloniales et un marché artisanal qui nous a occupées un bon moment.

Jusqu’à ce que l’on retourne à la gare et que le même type nous dise tout tranquillement que le train était complet, la plupart des gens étaient venus largement en avance et toutes les places étaient vendues depuis longtemps ! Donc, nous aurions du deviner qu’il fallait venir avec une heure d’avance, ou peut-être aurait-il pu nous le dire la première fois qu’on est venues lui demander des infos… Mais non, ça avait l’air un peu trop logique pour lui !

Pas de train, donc. Après la déception, on cherche un plan B. Pas trop difficile à trouver, la ville est au pied du volcan Chimborazo, le point culminant du pays avec ses 6 310 mètres. On décide donc d’aller en grimper un petit morceau, il nous reste à trouver un taxi ou une camionnette pour nous conduire au premier refuge. On commence à interroger les touristes qu’on croise pendant la soirée, mais évidemment la plupart sont venus pour le train ! On trouve tout de même deux Italiens venus pour faire l’ascension du volcan, et qui ont une voiture pour le lendemain.

Après une soirée tranquille et une nuit bruyante dans notre hôtel qui donne sur la seule rue animée de la ville, on retrouve les Italiens et leur chauffeur… qui voulait évidemment nous arnaquer, mais la technique de négociation de Camille est plutôt efficace et nous voilà partis pour une bonne heure de voiture à travers la campagne.



Le temps est plutôt…incertain, et quand on arrive au premier refuge, à 4800m, on ne voit même pas le sommet caché derrière les nuages. On commence tout de même à marcher, évidemment tout doucement parce qu’à cette altitude, le moindre effort est beaucoup plus difficile à fournir du fait du manque d’air. Ce qui laisse le temps aux nuages de se dissiper, et une très belle vue s’offre à nous à l’arrivée au second refuge à 5 000 mètres d’altitude, au pied du plus haut volcan d’Equateur.


La neige est encore loin, et d’accord, on est sur le versant sud, mais c’est aussi un bel exemple des ravages du fameux réchauffement climatique : à entendre tout le monde, la couverture neigeuse n’arrête pas de diminuer, on est pourtant à la sortie de l’hiver…


En attendant, je commence à vraiment apprécier ces petites escapades sur les volcans ! C’est une manière plutôt originale de passer son dimanche, les paysages sont impressionnants et avec l’altitude, tout paraît encore plus inaccessible. En revanche, cette petite marche m’a paru plus rapide et moins difficile que lorsque j’avais fait la même chose au Cotopaxi, pourtant plus bas, début octobre.

La descente est elle, beaucoup plus rapide, et le chauffeur nous ramène à Riobamba en début d’après-midi, puis direction Quito. Et évidemment, une fois que l’on est tout en bas, les nuages on disparu et le sommet est complètement dégagé…


Hé oui Camille, tu as raison : ce pays serait tellement plus beau s’il n’avait pas de nuages !