Deux petits week-ends dans les Andes...
Le week-end dernier, j’abandonne Quito en compagnie de Camille, direction Latacunga à 2h au sud, pour rejoindre ensuite la Lagune de Quilotoa, perdue dans la Sierra mais pourtant bien touristique et mentionnée dans tous les guides comme un lieu à ne pas manquer en Equateur.
On arrive au village en début de soirée, on trouve un joli petit hôtel tout confortable, et le dîner est servi dans une demi-heure… la belle vie ! En attendant on se réchauffe près du poêle dans la salle à manger, et là on entend parler français, plutôt étonnant dans cet endroit surtout que l’accent bien n’avait rien d’équatorien. C’était un couple d’agriculteurs, Français donc, complètement amoureux de l’Amérique Latine et qui y passent des vacances dès qu’ils le peuvent. Très sympas, pas du genre voyages organisés malgré leur âge, en revanche le truc typique des Français à l’étranger : ils pensent que tout le monde parle français ! Evidemment, la gamine de 14 ans qui nous servait ne comprenait rien à ce qu’il lui racontait, et le pauvre Américain à notre table non plus.
jolie vue au réveil...
A part ce petit détail ils étaient adorables, et nous ont proposé de nous déposer à la lagune, encore à une heure de route, le lendemain matin. Dimanche matin, sous un soleil radieux et après un copieux petit déjeuner, on prend donc la route vers Quilotoa et sa lagune. Evidemment le beau temps ne dure pas, mais on a tout de même eu de belles éclaircies et on a pu profiter de cette magnifique lagune au fond d’un cratère, dont l’eau est verte et par endroits un peu jaune, probablement à cause du souffre. C’est assez difficile à décrire, j’espère que les quelques photos vous donneront une petite idée.
Les quelques gouttes de pluie du début nous ont découragées de descendre dans le cratère, et on a commencé le chemin sur la crête du cratère sans pouvoir faire le tour de 6h complet, horaire du bus de retour oblige. Mais on a tout de même fait trois bonnes heures de marche avec comme paysage, d’un côté la lagune à laquelle les nuages qui passent donnent un visage chaque fois différent, et de l’autre côté une vallée peuplée et cultivée, elle aussi pleine de jolies couleurs.
Puis de nouveau de longues heures de bus, tout sauf rassurantes parce qu’évidemment ils font la course entre eux pour prendre le plus de passagers possible avant les autres, mais encore une fois à travers des paysages époustouflants.
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Dimanche 4 février 2007 : à l’assaut du Chimborazo
Cette fois, on a pas mal dévié du plan initial, qui était le suivant : Camille avait passé la semaine à Riobamba, une ville moyenne de province à 4h de au sud de Quito, et je devais la rejoindre samedi matin pour que le dimanche, on prenne le fameux train de « la nariz del diablo ». Ce train est probablement le plus connu et le plus touristique du pays, surtout parce que c’est un des seuls qui fonctionne encore à peu près, même si le trajet a été plutôt réduit : à l’origine, il partait de Quito pour rejoindre Guayaquil, sur la Costa, mais il ne part plus que de Riobamba jusqu’au fameux passage du « nez du diable » en Français, il paraît très spectaculaire mais je ne vous le raconterai pas, on ne l’a pas fait !
Je suis bien arrivée vers Riobamba en début d’après-midi, on est allées à la gare pour acheter les billets juste après avoir trouvé un petit hôtel, mais le cher monsieur de la caisse nous a dit que ce n’était pas encore ouvert, il fallait repasser entre 16 et 19h.
Après une soirée tranquille et une nuit bruyante dans notre hôtel qui donne sur la seule rue animée de la ville, on retrouve les Italiens et leur chauffeur… qui voulait évidemment nous arnaquer, mais la technique de négociation de Camille est plutôt efficace et nous voilà partis pour une bonne heure de voiture à travers la campagne.
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La descente est elle, beaucoup plus rapide, et le chauffeur nous ramène à Riobamba en début d’après-midi, puis direction Quito. Et évidemment, une fois que l’on est tout en bas, les nuages on disparu et le sommet est complètement dégagé…
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Hé oui Camille, tu as raison : ce pays serait tellement plus beau s’il n’avait pas de nuages !
