Cette fois, le voyage touche a sa fin... Dans un peu plus d'une semaine je monterai a nouveau dans l'avion et un peu pls de 24h plus tard, je devrais etre de retour en France! Je vais essayer de maintenir ce blog a peu pres a jour jusqu'a la fin de mon aventura quiteña y ecuatoriana. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné, así que... Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions …

Wednesday, May 23, 2007

Depuis le temps...

D’accord, j’ai complètement abandonné ce blog depuis quelques mois… mon dernier post date du retour de Colombie, des vacances magnifiques que j’avais promis de raconter mais je n’ai pas encore trouvé le temps ni la motivation… il faudra se contenter des photos !




Après ça, ma colloc’ Solène et quelques-uns des amis d’ici sont rentrés en Europe ou ont continué leur parcours en Amérique Latine… et moi, j’ai continué la découverte de l’Equateur avec un long week-end au fin fond de l’Amazonie, dans la réserve de Cuyabeno. Dépaysement total, magnifique coucher de soleil sur une lagune au milieu de la jungle et plein d’animaux tout droit sortis d’un livre de contes : petits singes et singes minuscules, caïman, petit boa tout jaune, piranhas, paresseux, dauphins d’eau douce, de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes, tarentules incluses ! Hé oui, j’ai fait une thérapie intensive et j’arrive même a les regarder dans les yeux… tout pendant qu’elles restent loin de moi et que je n’en trouve pas une en ouvrant un sac, la cohabitation est devenue possible… mais juste en Amazonie, évidemment !

Malheureusement, il vous faudra imaginer a quoi ressemblent toutes ces petites bébêtes et ces paysages carrément exotiques parce ces photos font partie de celles que je n’ai plus…

En effet, un cambriolage dans mon appart à Quito a fait disparaître mon ordi… et avec lui, pas mal de document et de souvenirs. Et aussi la confiance que j’avais dans mes proprio, j’ai donc déménagé très rapidement avec une nouvelle colloc’ équatorienne, Joana. Mais je refuse de laisser les mésaventures qui me sont arrivées à Quito gâcher mon voyage, alors je vais plutôt continuer sur les meilleurs souvenirs de ce joli pays plein de surprises !

Dont l’avantage est, j’en ai déjà parlé, qu’en quelques heures on peut avoir l’impression de se retrouver a des milliers de kilomètres… ce qui permet de bien varier les week-ends, entre playa et sierra.

A Canoa, un agréable petit village de pêcheurs pas encore trop envahi par les surfeurs et les touristes, l’ambiance était à la sieste dans le hamac de notre petit hôtel avec vue, et baignade dans les vagues du Pacifique. Le lendemain on s’est dirigés vers Bahía de Caráquez, une station balnéaire pour riches équatoriens où il faisait bien trop chaud pour faire quoi que ce soit d’autre que… rien, se baigner au coucher su soleil et boire des jus de fruits de la passion ! Heureusement, les bons citoyens équatoriens n’ont pas été aussi fainéants que nous ce jour la, et ils se sont déplacés jusqu’aux bureaux de vote pour approuver le projet du Président Correa d’élire une nouvelle assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays. Affaire à suivre, même si pour moi ça sera de loin vu le rythme auquel avance le processus.

Une semaine après, un peu plus haut et quelques degrés en moins, on se retrouve près de la frontière colombienne dans la ville de Tulcán, puis au milieu de la réserve de El Ángel, un lieu assez peu connu qui renferme pourtant une flore impressionnante : les « frailejones », une plante qui ne pousse qu’ici et a quelques rares autres endroits en Amérique du Sud… je vous laisse apprécier en images…


Les superbes paysages que nous découvrons, entre les lagunes et les champs de frailejones en formation militaire, valent bien la bonne dizaine de kilomètres a pied que l’on parcourt dans la journée et a travers le páramo… mais heureusement dans ce pays, on trouve toujours une camionnette pour rentrer au village !



Le week-end suivant, on choisit de changer encore d’environnement ! Je vais pour la seconde fois à Mindo, un petit village au nord de Quito dont la végétation ressemble déjà presque a l’Amazonie, et qui attire de nombreux touristes nationaux et étrangers. Une petite rando entre les cascades, et le soir une nouvelle découverte en Equateur : les combats de coqs !



Evidemment, c’est cruel et violent pour nos yeux de petits occidentaux… mais ici c’est un spectacle familial, pas aussi glauque que ce a quoi je m’attendais. On y vient en famille, avec les enfants, on mange des empanadas de queso et les hommes parient quelques dollars avant d’encourager leurs champions a plumes. On a eu la chance de tout voir en détails depuis la préparation des combattants, à qui on coupe gentiment un doigt de pied version coq pour le remplacer par un pic en métal censé aller se planter dans le corps de l’adversaire. Mais un coq c’est pas si intelligent, une fois sur deux il s’abîme les pattes lui-même au passage.
Le tournoi dure jusque très tard dans la nuit, on n’a donc pas attendu jusqu’aux combats avec mise a mort… mais pour une première fois c’était suffisant, et je n’oserai plus crier sur un coq qui se met a chanter un peu trop tôt le matin !



Le lendemain, rando et petite baignade dans une rivière de montagne… on avait même prévu de pêcher, mais la pluie nous fait rentrer à Quito un peu plus tôt que prévu…

Le premier mai, férié par ici aussi, j’accomplis enfin un des devoirs touristiques du bon visiteur de la ville de Quito : le téléphérique, une installation toute récente qui permet de monter jusqu'à plus de 4000m aux pieds du volcan Pichincha, qui domine la ville a l’ouest. La vue sur Quito est impressionnante, et on se rend compte à quel point on ne connaît que très peu de cette immense agglomération qui s’étend entre deux chaînes de montagnes, et dont on ne voit la fin ni au nord, ni au sud.
Pour redescendre, on joue les aventuriers du dimanche et on trouve un petit chemin qui nous mène a travers le páramo jusqu’au centre historique, ou on passe la fin de la journée.

Pour moi, la semaine se poursuit avec des visites pour le boulot dans la province du Chimborazo, une des plus hautes mais aussi des plus pauvres du pays. Pour le week-end, Camille me rejoint à Riobamba et, après un samedi passé à se promener dans des villages alentours, on réussit enfin à monter a bord du fameux train de la Nariz del Diablo le dimanche matin. Ce train de montagne, avec précipice a coté, passe par de magnifiques endroits au cœur de la sierra équatorienne, et quand il ne peut pas faire demi-tour il descend en marche arrière ! Malheureusement les nuages se sont levés encore plus tôt que nous, et je ne trouve pas le parcours à la hauteur de la légende…. Mais très jolie journée quand même, du moins jusqu'à ce que l’on trouve de nouveau un cyber café dans la petite ville d’Alausí, en ce second dimanche électoral… et là, ce ne sont plus les nuages qui planent au dessus de l’Equateur qui m’effraient…



Week-end suivant : retour a la plage ! De nouveau dans un village que je connais déjà, Puerto López, mais cette fois je suis avec des fans de plongée et le soleil brille toute la journée… nous voila donc trois chicas sur un petit bateau loué rien que pour nous, avec masque et tuba, a mettre la tête dans l’aquarium ! Plein de poissons colorés et des eaux relativement claires, je flashe sur un gros poisson rectangle violet, orange et blanc et ma première petite plongée me donne envie de renouveler l’expérience…
Sur le bateau nous attend un ceviche de pescado tout frais : poisson mariné au citron et tomates, concombre, oignons, poivron… excellent ! Et la journée se poursuit entre l’océan et la plage…




J’en arrive a mon dernier week-end en date, et le dernier de Camille en Equateur… donc, ce sera shopping a Otavalo, une petite ville près de Quito réputée pour son marché artisanal, le plus grand du pays et l’un des plus importants de toute l’Amérique Latine. C’est en effet immense, il y a du monde et tout un tas de choses a vendre partout, et on passe la journée a tout négocier… les Indiens Otavalo sont connus pour être de redoutables commerçants ! Epuisant, le shopping ! Mais après un passage a Cotacachí le lendemain, un village qui s’est un jour spécialisé dans la production de vêtements et objets en cuir, on rentre a Quito avec de quoi remplir les valises du retour.

Voila, j’ai essayé de raconter rapidement les deux derniers mois ici, histoire de ne pas tout oublier moi non plus…
Mon stage à Quito prend fin cette semaine, même si je vais essayer de revenir un peu au bureau histoire de rédiger mon rapport de stage. Donc je pense rester en Equateur encore un mois, avant de voyager un peu dans d’autres pays… je vous tiendrai au courant de mes projets quand tout ça sera un peu plus clair, promis !


En attendant, les plans pour la semaine prochaine sont un peu plus précis : des que possible, je m’envole pour quelques jours aux îles Galápagos…
Je vous laisse méditer sur ce nom magique et cette fois, promis, je vous raconterai !