Premiers pas en Ecuador
Le 23 août 2006 : arrivée à Quito
J’avais beaucoup écrit juste après mon arrivée, peut-être même un peu trop. Mes premières impressions, du style à Quito il fait nuit à 18h et je risque ma vie chaque fois que je traverse une rue, ne sont finalement pas très intéressantes. Et de toutes façons, mon ordi capricieux refuse de me rendre ma prose !
Dès le jeudi 24, j’ai commencé le boulot. Enfin, disons que je suis allée au bureau des Volontaires et qu’ils ne m’ont pas laissée ressortir avant d’avoir lu une montagne de documents. Le bon côté, c’est qu’ils m’ont aidée à trouver un appart et que le vendredi à 13h, j’emmenageais. Bon, d’accord, toute seule dans un appart avec deux chambres. Mais j’ai trouvé une colloc, Kristell qui est venue début septembre.
Lundi 28 août : après une première matinée passée aux services de l’immigration, et c’est loin d’être la dernière, je commence réellement mon stage. Enfin disons qu’on me donne un bureau, un ordi et une stratégie du programme de 80 pages à lire et résumer. Ça, c’est de l’immersion rapide !
La bonne nouvelle, c’est que j’ai droit à ma première sortie sur le terrain dès le mercredi. Et alors là, dépaysement garanti.
Nous allons seulement à une bonne heure de Quito, c’est donc très proche, dans la communauté Yunguilla, qui a mis en place un programme d’écotourisme communautaire et qui commence à produire et commercialiser des produits organiques made in the community.
Donc, alors qu’une semaine avant j’étais à Madrid, je me susi retrouvée dans un paysage de carte postale, au beau milieu d’une végétation totalement inconnue et bientôt complètement noyée dans les nuages. Eh oui, on est à 3000m !

Malheureusement, je n’avais pas prévu l’appareil photos mais je peux au moins indiquer le site de la communauté, si en plus ça peut leur faire un peu de pub : http://www.yunguilla.org/ ; et j’essairai de trouver quelques photos plus tard.
En attendant, cette petite sortie a été très agréable et plutôt instructive, j’ai pu voir concrètement en quoi consistait l’activité du programme et rencontrer des gens bien intéressants.
Et aussi voir autre chose de l’Equateur que les grands centres commerciaux et les petits buildings du quartier où je travaille.
Samedi 2 septembre, premiers pas dans le Centro Historico de Quito, la partie coloniale de la ville, la mieux conservée d’Amérique du Sud. L’architecture est en effet superbe, en particulier les nombreuses églises, mais c’est surtout l’agitation qui y règne qui m’a séduite. Très peu de touristes, de touristes internationaux en tout cas, et beaucoup de Quitéños venus se promener ou de familles qui font les dernières courses avant la rentrée scolaire courses. J’entre seulement dans quelques églises, couvertes d’or et de couleurs, le parquet craque et des gens prient ici toute la journée ; je réserve les nombreux musées qu’il y a ici pour la saison des pluies.

(la photo n'est pas de moi et ne correspond pas a l'atmosphère du jour... mais c'est un bel aperçu des rues du centre historique)
Ce quartier est vraiment populaire, vivant, et contraste avec ce que je connaissais jusqu’ici de la ville : sa partie moderne et impersonnelle, bruyante et polluée, oú les hommes en costume et les femmes en tailleur cohabitent avec les gamins cireurs de chaussures et les vieilles femmes assises sur les trottoirs, qui tentent de vendre des fruits ou des paquets de chewing-gums.




