Cette fois, le voyage touche a sa fin... Dans un peu plus d'une semaine je monterai a nouveau dans l'avion et un peu pls de 24h plus tard, je devrais etre de retour en France! Je vais essayer de maintenir ce blog a peu pres a jour jusqu'a la fin de mon aventura quiteña y ecuatoriana. Mais l'heure du bilan n'a pas encore sonné, así que... Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions …

Friday, October 20, 2006

Premiers pas en Ecuador




Le 23 août 2006 : arrivée à Quito

J’avais beaucoup écrit juste après mon arrivée, peut-être même un peu trop. Mes premières impressions, du style à Quito il fait nuit à 18h et je risque ma vie chaque fois que je traverse une rue, ne sont finalement pas très intéressantes. Et de toutes façons, mon ordi capricieux refuse de me rendre ma prose !

Dès le jeudi 24, j’ai commencé le boulot. Enfin, disons que je suis allée au bureau des Volontaires et qu’ils ne m’ont pas laissée ressortir avant d’avoir lu une montagne de documents. Le bon côté, c’est qu’ils m’ont aidée à trouver un appart et que le vendredi à 13h, j’emmenageais. Bon, d’accord, toute seule dans un appart avec deux chambres. Mais j’ai trouvé une colloc, Kristell qui est venue début septembre.

Lundi 28 août : après une première matinée passée aux services de l’immigration, et c’est loin d’être la dernière, je commence réellement mon stage. Enfin disons qu’on me donne un bureau, un ordi et une stratégie du programme de 80 pages à lire et résumer. Ça, c’est de l’immersion rapide !

La bonne nouvelle, c’est que j’ai droit à ma première sortie sur le terrain dès le mercredi. Et alors là, dépaysement garanti.
Nous allons seulement à une bonne heure de Quito, c’est donc très proche, dans la communauté Yunguilla, qui a mis en place un programme d’écotourisme communautaire et qui commence à produire et commercialiser des produits organiques made in the community.
Donc, alors qu’une semaine avant j’étais à Madrid, je me susi retrouvée dans un paysage de carte postale, au beau milieu d’une végétation totalement inconnue et bientôt complètement noyée dans les nuages. Eh oui, on est à 3000m !





Malheureusement, je n’avais pas prévu l’appareil photos mais je peux au moins indiquer le site de la communauté, si en plus ça peut leur faire un peu de pub :
http://www.yunguilla.org/ ; et j’essairai de trouver quelques photos plus tard.
En attendant, cette petite sortie a été très agréable et plutôt instructive, j’ai pu voir concrètement en quoi consistait l’activité du programme et rencontrer des gens bien intéressants.

Et aussi voir autre chose de l’Equateur que les grands centres commerciaux et les petits buildings du quartier où je travaille.

Samedi 2 septembre, premiers pas dans le Centro Historico de Quito, la partie coloniale de la ville, la mieux conservée d’Amérique du Sud. L’architecture est en effet superbe, en particulier les nombreuses églises, mais c’est surtout l’agitation qui y règne qui m’a séduite. Très peu de touristes, de touristes internationaux en tout cas, et beaucoup de Quitéños venus se promener ou de familles qui font les dernières courses avant la rentrée scolaire courses. J’entre seulement dans quelques églises, couvertes d’or et de couleurs, le parquet craque et des gens prient ici toute la journée ; je réserve les nombreux musées qu’il y a ici pour la saison des pluies.


(la photo n'est pas de moi et ne correspond pas a l'atmosphère du jour... mais c'est un bel aperçu des rues du centre historique)


Ce quartier est vraiment populaire, vivant, et contraste avec ce que je connaissais jusqu’ici de la ville : sa partie moderne et impersonnelle, bruyante et polluée, oú les hommes en costume et les femmes en tailleur cohabitent avec les gamins cireurs de chaussures et les vieilles femmes assises sur les trottoirs, qui tentent de vendre des fruits ou des paquets de chewing-gums.


Tuesday, October 17, 2006

Week-end à Puerto Lopez : le ciel, les oiseaux et la mer…

7 octobre 2006

Le week-end dernier, c’était vacaciones. Avec le lundi férié, 3 jours pour aller sur la côte. Mais ça commence mal !

Vendredi soir (le 7 octobre), 18h, dernier coup de fil à la compagnie de bus qui nous avait assuré qu’il y aurait des places : finalement, ils n’ont pas de bus pour Puerto Lopez. On se lance alors avec Kristell (ma colloc, pour ceux qui n’ont pas tout suivi) dans un marathon téléphonique des compagnies de bus : entre les mauvais numéros du Routard, les indicatifs téléphoniques différents pour certaines provinces qu’on ne maitrise pas encore et notre compréhension parfois approximative de l’espagnol au téléphone, on n’est pas beaucoup plus avancées au bout d’une demi-heure.

Après concertation rapide avec nos trois autres amis aventuriers, on décide de partir toutes les deux au terminal terrestre, la gare routière, et de monter dans le premier bus pour Puerto Lopez ou, au pire, pour n’importe quelle autre ville à une dizaine d’heures de Quito. Passer ce week-end en ville, c’est définitivement hors de question !

On trouve finalement un bus qui part à 20h, mais il est déjà 19h45 et on n’est que deux sur cinq, les autres sont encore dans le nord. Après de longues négociations avec le second chauffeur du bus, on réussit à gagner quelques minutes, voire quelques dizaines, et à tous monter dans le bus.
Mais ce n’est pas fini : voyant que personne ne venait, ils ont vendu nos places une deuxième fois et on est obligés de virer aussi poliment qu’on le peut les gens déjà assis.
Un peu plus de 20h, c’est parti pour une petite dizaine d’heure de bus. Pour profiter du paysage ce n’est pas l’idéal, mais au moins on ne voit pas les autres chauffards !

Le bus se vide peu à peu au fur et à mesure que la nuit avance, on fait une pause comedor vers minuit ; parfois quelques personnes montent après avoir attendu en plein milieu de la nuit dans un village désert.
Je réussis à somnoler un peu mais l’age du bus, qui doit dater d’avant l’invention des amortisseurs, est trop peu compatible avec la qualité de la route, qui ressemble bien souvent à un chemin de terre plein de ralentisseurs qu’on ne peut oublier qu’une fois.
Notre bus n’allant pas jusqu’à Puerto Lopez, il faut changer à Jipijapa au petit matin. Et après une petite heure de sommeil cette fois bien profond, réveil brutal à Puerto Lopez.
La bonne surprise, c’est qu’on profite du village de pêcheurs encore à moitié endormi et que l’on marche dans une rue presque déserte, avec l’océan Pacifique comme ligne d’horizon. Ça change des montagnes, et encore des montagnes qui rythment mes paysages depuis que je suis arrivée en Ecuador!
La plage et la rue qui la longe sont beaucoup plus animées, on voit au loin les barques des pêcheurs qui rentrent et vendent directement leur poisson.
On marche tranquillement le long de la plage vers un hôtel plus ou moins réservé, j’avoue que je suis fatiguée mais le week-end, cette fois, commence bel et bien.

Le matin, petit déjeuner au bord de l’océan alors que le village se réveille.
Puis retour à l’hôtel, après un arrêt à l’agence "Machallila Tours" pour organiser un peu notre court séjour.
Pour commencer, location de vélos et c’est parti pour 10km !
Bon, ce n'était finalement pas l'option la plus intelligente parce que le soleil commence à taper fort et les nuages à se dissiper. 7km sur la route, pendant lesquels j'ai l'impression de ne pas etre montée sur un vélo depuis trop longtemps, et nous arrivons à l'entrée du Parc National Machallila.
Négociations pour ne pas payer le tarif touriste, mais nous n'avons pas encore la cédula parce que ces messieurs des services de l'immigration à Quito ne sont pas encore disposés à nous la donner. Les gardes ne sont pas faciles à convaincre, on doit abandonner pour cette fois.
Encore 3km de chemin et on peut enfin lacher les vélos, pour arriver sur la plage. Et quelle plage! Au nord, la plage, fermée par une falaise que surplombe un mirador. A l'ouest, le Pacifique. Et au sud, la plage! Immense, et quasiment déserte. Un peu de marche, queques crabes croisés en chemin et on arrive enfin au... bain dans le Pacifique!
Voilà de quoi vous faire rêver, en attendant la suite... au prochain épisode !

En parlant de tremblement de terre…

Dimanche 15 octobre, mon premier tremblement de terre à Quito !
Bon, le mot est un peu fort, il s’agissait d’une petite secousse de 4,1 sur l’échelle de Richter, suivie d’une réplique un peu plus faible. Je n’ai pas eu le temps de me rendre compte de grand-chose, que c’était déjà fini !

Mais le vrai tremblement de terre était pour plus tard, et il était politique cette fois. Je ne sais pas si la presse française en parle beaucoup, mais l’Equateur est en plein période électorale : ce dimanche avait lieu le premier tour des élections présidentielles, ainsi que les législatives pour élire tous les représentants nationaux et provinciaux.



Depuis que je suis arrivée ici, la campagne bat son plein, et cette fois le mot est faible. La politique en Equateur, rien a voir avec ce que l’on connaît.
Ici la campagne, ce sont des défilés de candidats ou de militants dans des pick-up avec haut-parleurs hurlants et drapeaux colorés ; des affiches collées un peu partout et des peintures sur tous les murs dès que l’on sort un peu de Quito ; des spots à la télé et à la radio diffusés en permanence, et même des feux d’artifice ! Les slogans et les candidats sont agressifs, les sympathisants passionnés et vu que pas mal de propositions sont plutôt radicales, ça rend les débats animés et souvent drôles.

La campagne a officiellement pris fin jeudi soir, alors que les sondages indiquaient la remontée du candidat Alvaro Noboa, l’homme le plus riche du pays qui a hérité et fait fortune dans l’industrie bananière sur la cote. Pour autant, le favori à Quito, Rafael Correa, un économiste un peu trop radical, continuait d’affirmer qu’il pouvait gagner au premier tour. Pour cela, il n’avait pas besoin de la majorité absolue mais de 40% des voix, avec un écart de 10% par rapport au second candidat. Donc, ça ne paraissait pas impossible, mais c’était oublier que Quito n’est pas l’Equateur.

Pour faire rapide, dimanche soir c’est Noboa le bananero populiste qui est arrivé en tête, Correa en second et les deux autres favoris, Leon Roldós et Cynthia Viteri, la seule femme des élections, sont carrément hors jeu. Il y aura donc un second tour, le 26 novembre, et en attendant j’imagine que la campagne va reprendre.
Cette fois elle sera plus agresive encore: Noboa, qui au passage est en campagne non-stop depuis 8 ans, préfère passer son temps a tenter de discréditer ses adversaires plutôt qu'à prendre la peine de défendreun programme politique. Et Correa, qui n'a pas l'air de vouloir abandonner son discours radical risque, crie à la fraude électorale.




Pour autant rien n’est vraiment assuré, surtout que l’entreprise brésilienne qui était censée compter les votes et donner les premiers résultats parlait carrément d’abandonner le pays lundi midi. Affaire à suivre…

En attendant, avec Kristell on est allées dimanche soir jusqu’au siège de Correa à Quito, où quelques centaines de sympathisants s’étaient rassemblés. On a eu droit aux chansons de campagne en live et à un rapide discours de M. Correa, qui est ensuite passé tout près de nous en voiture. Mais vu la foule à moitié en délire qui entourait le convoi, aucune preuve photographique valable !

Bon, mes quelques lignes ne valent rien sur le plan de l’analyse politique, mais ce n’est pas le but de ce blog, je voulais simplement faire part de quelques unes de mes impressions. Et je ne suis pas sûre que les élections en Equateur vous passsionent de l'autre côté de l'Atlantique! En attendant si vous avez des commentaires sur ce qui se passe en France à ce niveau, je les lirai avec grand intérêt!